David COVERDALE’s WHITESNAKE Restless Heart

L’un des meilleurs albums du SNAKE bluesy ! Un album dans la veine de Janis JOPLIN, il est pour moi l’album le plus roots de COVERDALE.

Un COVERDALE qui retrouve sa voix de crooner et de blues rockeur, sans aucun plagiat vers Robert PLANT. En somme, retour au COVERDALE qu’on aime et du grand COVERDALE.

4 ans après le succès de COVERDALE-PAGE, mais après le clash de la tournée promotionnelle, le chanteur reforme son SERPENT BLANC pour une mini-tournée qui verra la sortie en bootleg, puis officiellement du Live In Russia 1994. Pendant cette période apocalyptique liée au Grunge, pragmatique, il constate que la scène classique des années 80 n’intéresse plus la nouvelle génération de fans. Aussi, il met en hibernation le serpent. Mais sachant qu’il peut compter sur une fan base fidèle qui espère un retour aux sources du blues, il reviendra proposer un album solo, ce Restless Heart écrit avec son acolyte du moment, un Adrien VANDENBERG revanchard.

Malgré ce ”nouveau” concept musical et l’influence du boss, à l’instar du BLACK SABBATH Seventh Star, la maison de disque impose à la dernière minute que l’album sorte sous la jaquette WHITESNAKE et non du patronyme du chanteur comme en 1977. On se retrouve donc avec deux pochettes et deux dénominations différentes via un emballage qui ”dissimule” le premier artwork visible au déballage.

Mais peu importe le nom, ce retour au blues fait du bien, bien que plus sombre que l’ensemble de sa discographie. Beaucoup moins boogie que la période 78-84, il est bien plus roots et est un parfait compagnon pour les longues routes.

Un must ! Un album qui se veut reposant par rapport à la machine infernale du SERPENT BLANC, première période incluse, loin des paillettes de l’ère MTV et du business qui dégueule de partout ; un album où COVERDALE s’éloigne du Rock, Sex and Sun, pour revenir à un Rock Blues and Fun ; un COV’ de retour vers la sobriété et la … sincérité ; un DAVID redevenu brun aussi, signe d’un retour à la simplicité.

Comment peut-on résister dès l’intro, à cette voix de crooner sur le suave et mélancolique Don’t Fade Away, puis sur le riff mélodique et très Fool For Your Loving en plus mélancolique toujours, de Restless Heart au refrain imparable, … sur le blues exquis de Too Many Tears, blues dont je ne me lasse pas, ni son interprète non plus puisqu’il la reprendra sur l’album suivant, …  sur le boogie efficace You’re So Fine, la ballade roots apaisante Can’t Go On ou celle qui flirte avec Is This Love, j’oserai presque dire en mieux, Precious Love, avec son côté 70’s à la Janis JOPLIN et ses choeurs féminins ? Une JANIS qui aurait probablement bien aimé une invitation pour un duo sur Crying : COVERDALE module énormément et nous rappelle ici sa phénoménale prestation sur Mistreated ; Crying aurait mérité d’ailleurs un final aussi dantesque peut-être avec un choeur gospel et soli telluriques !? On imagine aussi JANIS sur la très LED ZEP, Take Me Back Again … Même In The Name Of Love au titre très MTVien sent bon la route.

Il est clair qu’on ressent davantage l’esprit d’un album solo plutôt qu’un album pur du SNAKE. Même si ces 2 premiers albums en solitaire sont plus soul, davantage esprit Joe COCKER des 70’s, ce Restless Heart se situe entre eux et un Trouble ou un Lovehunter dans lesquels les trois bonus très rock n’ roll, auraient eu leur place. D’ailleurs, l’auteur de Wine Women and Song aurait pu s’amuser avec les choristes sur Anything You Want. Un peu de coquinerie du sexy macho aurait été bienvenue auprès de ces choeurs féminins sur un final bien trop sage. D’autant que l’entrainant Can’t Stop Now ne laisse pas le choix à nos pieds pour aller virevolter.

Reste que ce “neuvième” album sera bien le grand frère d’Into The Light. Sur ce disque, il y a des petites subtilités bienvenues que le boss n’abordait pas ou plus avec le SNAKE. COVERDALE redevient DAVID en évitant des parties de chant à la Robert PLANT. On retrouve le grand chanteur de Burn, l’album, et plus généralement celui de 1974-1983. 

Adrian VANDENBERG frustré vis à vis de Slip Of The Tongue, est ici plus bluesy que jamais et propose des mélodies et des solos à faire regretter Jimmy PAGE d’avoir splitter le duo. Ses interventions sont légères, rock, subtiles : que du bon goût ! On aurait bien imaginer un Rory GALLAGHER ou un Stevie RAY VAUGHAN en guest, si le Diable ne les avait pas ramené à lui. Il ne manquerait que Bernie MARDSEN ici, symboliquement car VANDENBERG fait un excellent travail d’orfèvre.

Dommage qu’après l’ère MTV, et celle du Grunge, cet album soit passé “incognito” malgré un très bon classement Charts dans les pays européens et chez le fidèle Soleil Levant. Il sortirait aujourd’hui, il aurait probablement plus de succès, … enfin celui d’estime vu les ventes du marché du disques aujourd’hui.

Finalement, beaucoup auront reprochés à l’icône de s’être vendu à MTV. Mais quand il est revenu au blues, on ne peut pas dire que ses soit-disants premiers fans soient revenus aussi nombreux !? Peut-être reviendront-ils (re)découvrir ce bijou de suavité bluesy ?

Vos avis sur facebook ? Déjà la Chronique Hard Force de l’époque

”Assurément un très bon album. Mais pour le côté roots & bluesy, il reste inférieur à « Whitesnake » et « « Northwinds ».” Jean-Christophe Gérard

“Oui d’accord, il est moins ”soul-gospel” ” Franck Andfurious

Stations routières écrites par David Coverdale & Adrian Vandenberg

Don’t Fade Away

All In the Name of Love

Restless Heart

Too Many Tears

Crying

Stay with Me (Ragavoy, Weiss)

Can’t Go On

You’re So Fine

Your Precious Love

Take Me Back Again

Woman Trouble Blues

Titres Bonus

Anything You Want

Can’t Stop Now

Oi (Instrumental) (Coverdale, Vandenberg, Carmassi)

 

Chauffeurs

David Coverdale vocals

Adrian Vandenberg guitar

Guy Starka Pratt bass

Denny Carmassi drums and percussion

Brett Tuggle keyboards and backing vocals

Tommy Funderburk, Beth Anderson, Maxine Waters – backing vocals

Elk Thunder – harmonica

Production David Coverdale

Label EMI – Amazon CD / CD + Bonus / LP / K7

Sortie 26 mars 1997

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