David COVERDALE Northwinds

Après un délicieux premier jet, White Snake (chronique), le désormais ex-chanteur de DEEP PURPLE, et futur créateur du groupe WHITESNAKE, publie une seconde merveille de soul et rhythm’n blues, avec un pointe de funk et de gospel (”Sing my sister, sing my brother” sur Give Me Kindness), et déjà quelques prémices boogie rock blues, qui fleurent bon les seventies, et donc toute l’ambiance qui va autour. Une atmosphère superbement retranscrite aussi par ces deux pochettes dont on ressent même le développement de la pellicule, à une époque où les logiciels ne venaient pas fabriquer ou travestir une vue avec sa force et sa fragilité, dans son instantané magique. Cette introduction qui devrait déjà vous donner l’envie d’aller humer les odeurs de feuilles humides et autres champignons de forêt automnales avec une telle musique de fonds, on œuvre là du côté des Joe COCKER, Rod STEWART, Stevie WONDER, et autres FREE et BAD CO’ de Paul RODGERS. Mais là, où ces artistes, pour ma part, se sont un peu égarés ou trop stylisés, le jeune David s’empare du meilleur de chacun, l’optimise, l’amène au niveau supérieur, et diffuse toute son aura, tant physique, musicale, que vocale. […]

Ian GILLAN Naked Thunder

En ce 16 juillet de 1990, était publié le réconfortant Naked Thunder. Adolescent, en 85-87, je découvrais DP avec Made In Japan et Burn ! A l’époque, on considérait les Live comme des Best Of et Burn était présenté comme le meilleur album hors Mk II ! Alors, je pensais, à tort, qu’en usant le MIJ et Burn sur ma platine, j’avais l’essentiel de DP. Faute de thunes et avide de découvertes musicales, j’investissais alors dans d’autres groupes, délaissant donc la discographie Pourpre. Puis en 90, en tombant sur les clips de No Good Luck, mais aussi de King Of Dreams, sorti la même année, je succombais aux charismes de la musique et des acteurs, que je découvrais au final pour la première fois en visuel ! Et oui, à l’époque avoir des images de concerts des groupes de Hard Rock à la télé française était une denrée rare et tout le monde n’avait pas de magnétoscopes pour les enregistrer quand la télé diffusait ces quelques clips fantômes dans la nuit ! Second coup de foudre donc ! Depuis ce jour, je ne pus me débarrasser de la Drogue Pourpre ! Intoxiqué à vie jusqu’à […]

DEEP PURPLE Deep Purple

Après deux premiers albums à chercher son style, ce dernier album de la Mark I trouve ici son parfait équilibre dans ce rock psychédélique de bon aloi et de l’époque, avant que la Mark II ne métamorphose l’industrie musicale quelques mois plus tard. On pourrait presque regretter la trop grande proximité entre cet album et In Rock, tant cet album éponyme est une petite merveille dans son genre. Jon LORD est encore dominant, lumineux, mais le partage devient de plus en plus équitable. Le groupe et Rod EVANS trouvent ici enfin leur place. … Et sans le savoir encore, Ritchie BLACKMORE prépare ici des Anyone’s Daughter et autres Anya et beaucoup plus tard, son BLACKMORE’S NIGHT. On pourrait même regretter aussi que le chanteur ait voulu suivre le courant de la Mark II, alors que sa voix n’en avait pas les moyens et qu’au contraire, elle démontre ici qu’il aurait probablement fait une fabuleuse carrière en tant que crooner. Autre regret : Que Ian GILLAN n’ait jamais interprété certaines des pépites présentes ici, que sa voix d’alors, aurait sublimées. J’avais occulté la Mark I pendant des décennies, j’avais tort. Si vous voulez expérimenter la Mark […]