GILLAN The Japonese Album

Après la période jazzy prog du Ian GILLAN BAND, l’ex-chanteur de DP revient vers un état d’esprit davantage pourpre. Pourpre dans le sens où il s’alliera à un compositeur et claviériste de grand talent, Colin TOWNS. Celui-ci rappellera dans un certain sens Jon LORD bien qu’il ait un style différent comme le suggère l’intro futuriste et intrigante Street Theater (ou Second Sight selon votre version du disque). Mais il a dans sa palette, tous les styles, qu’ils soient futuriste, boogie piano ou ”Hamondien”. Le talent de TOWNS se vérifiera tout du long des albums du projet GILLAN et ailleurs. Pour ma part, j’ai toujours pensé qu’il aurait pu apporter un renouvellement autre que celui de Don AIREY au sein de DP, comme le laisse à penser aussi sa carrière en tant que musicien de studio, de bandes originales de films, de musiques pour la télévision et autres. Mais ceci est un autre débat dont on n’aura jamais la réponse. Pourpre ? Car le gros rock est de retour avec le speed punky Secret Of The Dance (esprit Speed King en moins hurlé), le lourd (Sabbathien et esprit Into The Fire sans les cris) I’m Your Man, […]

RAINBOW Bent Out Of Shape

Troisième et dernier album de RAINBOW avec Joe Lynn TURNER au chant ! Considéré comme le meilleur des trois, BLACKMORE poursuit sur la voie du FM empruntée à partir de l’album Down To Earth.  Ici, le son de claviers est encore plus prononcé et la batterie se fait de plus en plus linéaire, signe d’une volonté d’aller à l’essentiel. Le coté FM ne se matérialise pas uniquement dans des mélodies accessibles, (Can’t Let You Go, Desperate Heart, Street Of Dreams) mais aussi dans la durée des titres dont un seul dépasse les 5 mn. On est encore à l’époque de la K7/LP mais on est loin des titres épiques qu’au moins un des albums précédents comportaient encore, même avec TURNER (Eyes Of Fire et Difficult To Cure, voire un No Release pour sa durée ou un Midtown Tunnel Vision pour son intensité). Toutefois si l’épique est exit, Ritchie BLACKMORE n’en oublie pas d’où il vient en proposant deux jolis instrumentaux : l’un amené par David ROSENTHAL (Snowman) qui comporte un esprit médiéval (la partie de clavier aurait pu être joué à la flûte) mais aussi un son SF qui vogue en ce début des années 80, […]

RAINBOW Stranger In Us All

Après avoir quitté pour la seconde fois DEEP PURPLE en 1993, Ritchie BLACKMORE reforme son RAINBOW. Il aurait pu faire appel à nouveau à Ronnie JAMES DIO, lui aussi ”fraîchement” démissionnaire de BLACK SABBATH parti se réfugier dans une nouvelle carrière solo. Mais l’homme en noir, qui n’a plus l’envie de querelles d’égo, préférant plutôt que tout le monde suivent son égo à lui, préfère refaire appel dans un premier temps, à son autre ex-chanteur de RAINBOW et de … DEEP PURPLE, le docile Joe Lynn TURNER. Malheureusement pour ce dernier, lors des répétitions, le guitar-hero n’est plus satisfait de la voix de son ancien ”esclave”. C’est dommage car cette mue vocale est au contraire bénéfique. Sa voix devient plus rauque, donc plus rock dans un esprit à la Paul RODGERS ; un RODGERS que BLACKMORE voulait recruter en 1973, va comprendre Ian ! BLACKMORE préfère rester dans une veine plus lyrique, plus lisse, un peu à la DIO, ce qu’il trouvera auprès d’un chanteur quasi inconnu dénommé Doogie WHITE (LA PAZ, MIDNIGHT BLUE) et qui possède une autre qualité, celle de connaître beaucoup de chansons de terroir (qui a dit de chansons à boire?). […]

Ritchie BLACKMORE’s RAINBOW

Ce 15 août de l’Ascension 1975, deux hommes gravirent une montagne en argent ! L’un pour atteindre des sommets de musicalité, le second pour y faire résonner sa majestueuse voix sur le monde entier ! Bien avant que Tony Stark ne balance sur les grands écrans du vingt-et-unième siècle son fameux ”Je suis Iron Man”, Ritchie BLACKMORE sera encore moins modeste avec son fameux ”Je suis l’Arc-En-Ciel” (carrément!). En 75, DEEP PURPLE arpente les routes mondiales avec le gruppetto des ”maillots jaunes” affirmés de l’époque. Aussi, c’est au plus fort de sa renommée que le guitariste décide de sortir ce qui est censé être son premier album solo. Alors quen 72, Ritchie BLACKMORE nourrissait déjà des envies de s’évader de la pression Pourpre du temps de la Mk II, avec notamment le projet mort-né BABY FACE, devant inclure Ian PAICE et Phil LYNOTT, le co-fondateur voit son leadership contredit par les nouveaux venus formant désormais la Mk III, Glenn HUGHES et David COVERDALE. Après un premier album Burn, pleinement réussi, l’entente s’effrite lors de la production du second, Stormbringer (clique sur la discographie chroniquée de DP et les membres). En effet, Glenn HUGHES veut apporter […]

HUGHES THRALL

“5 ans plutôt”, je me demandais si Glenn HUGHES n’avait pas inventé le Funk-Prog avec son premier album solo Play Me Out  !? Je me demande ici, s’il n’a pas inventé aussi le Funk-Hard-FM !? … Inventer ou pas, le débat reste ouvert. Il a assurément poussé les curseurs comme peu l’ont fait. En s’alliant avec l’acolyte de Pat TRAVERS, à première vue, l’ex-chanteur de TRAPEZE, pensait probablement s’assurer de produire un album qui aurait une bonne base de Rock Blues funky, modernisée si on écoute la carrière ”solo” de Pat THRALL ; Ecoutez Automatic Man et vous comprendrez ce qui va suivre ! Cette modernité assez progressive et qui rejoint totalement le délire de Play Me Out en nettement plus Rock Hard, va donner un mix exceptionnel avec le bassiste. Le choix de s’associer avec Pat THRALL paraît donc cohérent si on veut rester dans l’esprit “funky-évolutionnaire” de l’album précédent. Mais un ingrédient va s’inviter dans cette mouture apportée par le guitariste américain. On ne sait pas si cette patte est du à l’ambiance West Coast américaine qui règne alors autour de 1982, avec les cartons dans les charts des TOTO, BOSTON, JOURNEY et […]

BLACKMORE’s NIGHT Shadow Of The Moon

Grosse ”demi-surprise” quand en l’An 1997, Ritchie BLACKMORE lance cette nouvelle entité, sa troisième après DEEP PURPLE et RAINBOW. Celle-ci est axée cette fois, sur l’univers médiéval et donc une musique principalement folk. Le terrible Ritchie qui faisait exploser des ampli, met quasiment aux oubliettes sa Fender, pour se transformer en troubadour Richard, cœur de griffons. Coeur ? Oui parce que le chevalier propose sa muse à la place des grands chanteurs avec qui il a oeuvré jusque là. La douce Candice nous offrira une voix des plus … douces ! (merci mes vassaux, on m’applaudit bien fort!) … loin donc du côté hard-rock, blues & soul de ses prédécesseurs. Choix vocal un peu étonnant quand on connait la légende d’Excalibur (épée => rocher => rock ! Tu vois le truc ? Non ? Ben va voir un druide, il t’expliquera mais ne goûte pas à tout ce qu’il pourrait te proposer hein ?;) ) Demi-surprise ? Car on connaissait déjà sa passion pour la musique médiévale, déjà présente dans les partitions précédentes, que ce soit dans ses solos ou carrément dans des compositions ou reprises qui laissaient peu de place au doute quant à […]

BLACKMORE’s NIGHT Nature’s Light

Mine de rien, Sir Ritchie nous délivre avec sa fée clochette son onzième chapitre sur la vie de troubadours. Alors je serai rapide tel un hors-bord qui doublerait un voilier. S’agissant des compositions médiévales, celles-ci ne satisferont que les adeptes inconditionnels du genre et du duo. Car elles sont loin de rivaliser avec celles des premiers albums. Fades, pompeuses, déjà entendues avec le risque de plus en plus grand de comparaison avec Chantal GOYA et ses chansons pour enfants en bas âge ! Honnêtement, j’ai du faire preuve de patience jusqu’au solo pour savoir ce que l’ex guitariste de DEEP PURPLE et de RAINBOW pouvait encore nous jouer de ses doigts qui restent eux, encore magiques. Mais ce fut peine perdue. D’ailleurs, il nous présente une reprise de Wish You Were Here qu figurait sur le premier album Shadow Of The Moon, comme pour nous dire ”Allez plutôt écouter cet album”. Et là je serais entièrement d’accord avec lui. Mais ce premier chapitre date de 1997 ! C’est loin ! La présence d’un second CD-compilation n’est peut-être pas un hasard pour faire passer la gabelle à l’auditeur. Même si il lui est arrivé de s’auto-plagier, […]

WHITESNAKE Come An’ Get It – pochette

Explication par son auteur du design de la pochette, Malcom HORTON. (cliquer sur le lien pour lire la version anglaise) Traduction google + Faf ” Tout a commencé début janvier 1981 lorsque j’ai reçu un appel d’un vieil ami du monde de la musique, John Ward, alias Magnet. J’ai rencontré Magnet au début des années 70 alors qu’il travaillait avec Led Zeppelin à l’époque où j’étais connecté à Black Sabbath. Magnet travaillait maintenant en tant que directeur de la route avec Whitesnake qui était dans les dernières étapes de l’enregistrement d’un nouvel album. Il a expliqué que le groupe n’aimait aucune des idées de pochette d’album que EMI, leur maison de disques avait proposées et il a donc suggéré de m’impliquer. Le groupe a accepté et on m’a donc demandé d’aller les rencontrer et de trouver des idées. Magnet m’a dit que l’album devait s’appeler “Come an ‘get it” et m’a dit que le chanteur de Whitesnake, David Coverdale, avait toujours voulu un serpent blanc sur la couverture. Ce week-end, je m’y suis consacré et j’ai trouvé quelques croquis préliminaires basés sur l’idée de la tentation, de la séduction, d’Adam et Eve avec la pomme. […]

THE DEAD DAISIES Holy Ground avec Glenn HUGHES

Déjà en janvier et probablement un des albums de l’année ! Autant le dire, je connaissais peu le groupe, le considérant comme une très bonne formation de Classic Hard Rock de plus. L’arrivée de The Voice of Rock a évidemment de suite pointer ma boussole sur ce pré là ! Je ne rentrerai donc pas dans le jeu des comparaisons, du c’était mieux avant ou pas avec John CORABI. Tout comme pour les Mark de DP, c’est en quelque sorte un autre groupe, voilà tout ! Il est d’ailleurs même amusant que l’esprit du carrousel qui a créé DEEP PURPLE, soit repris ici par David LOWY, à savoir le concept de changer régulièrement de musiciens afin de renouveler la créativité. Déjà plus de 19 membres sont venus cueillir les fleurs pour la réalisation de 5 bouquets ”seulement”, sans compter les nombreux invités. Ceux qui craignent donc une implosion avec l’arrivée de Glenn HUGHES devraient se rassurer en acceptant ce concept et aussi du fait que Doug ALDRICH qui a tourné avec le chanteur-bassiste (cf report), a validé sa venue, ce qui fait que les réputations demeurent souvent plus fortes que la réalité auprès de certains. […]

Joe SATRIANI Shapeshifting

En voilà un qui enquille les étoiles comme d’autres les perles! Joe SATRIANI alias le Satch, 64 ans, revient avec une nouvelle pépite baptisée “Shape shifting“. On ne donnait pas cher du guitar-hero après ses débuts tonitruants du milieu des années 80 : encore un qui allait vite boire la tasse; trop de notes; des instrumentaux qui lasseraient vite… Et pourtant! Il a réussi à passer l’écueil du chant, même s’il s’y est risqué sur quelques titres par le passé, pour ne se concentrer que sur sa zike et il a eu raison. Album après album, le divin chauve fait preuve d’une prolifique créativité et sait se renouveler en permanence sans jamais tomber dans l’auto-plagiat. Une prouesse dans le genre! “What happens next” son précédent disque (2018) était génial. “Shape shifting” est exceptionnel et lui est même supérieur, même s’il me semble moins rugueux ! Impossible de ne pas reconnaître le maître dès les premières notes du titre éponyme qui ouvre la galette. Morceau carré et irrésistible pour qui aime le guitariste. Mais passé ce premier titre, mister Joe va imperceptiblement nous entraîner vers des horizons multiples et variés rendant ce disque absolument superbe entre […]