Glenn HUGHES Return Of Crystal Karma (R.O.C.K) + Live in South America

L’avantage de ces chroniques anniversaire, c’est qu’avec le recul, on prend conscience de certains détails qui peuvent gêner ou accentuer le plaisir d’écoutes, comme un cocktail qui a été savouré sur l’instant mais en découvrant plus tard quel était l’ingrédient qui nous a fait tant salivé. Pour moi certains de ses albums n’ont pas été évidents à saisir aux premiers cercles du 33t. Ce fut le cas pour The Way It Is qui mit du temps à devenir le masterpiece qu’il est devenu dans mes oreilles. Pour cet album fêté, le processus fut le même mais avec moins de succès auprès de moi. Et aujourd’hui je crois savoir pourquoi. Si on juge un album bon ou moins bon, c’est souvent à raison de la qualité des compos. Mais ici ce n’est pas aussi simple. Glenn HUGHES est un artiste à part on le sait, parfois même complexe à saisir mais non dénué de profondeur. Et comme pour certaines personnes dans la vie, il faut parfois gratter pour savoir ce que révèle telle personnalité ou telle création. Sa pochette illustre bien mon propos avec son côté mystique qui m’hypnotise et m’amène à me poser la question […]

Joe Lynn TURNER JLT

8ème album solo qui succède au très heavy Slam. Le 8 est souvent un symbole qui veut définir quelque chose : l’infini, nouveau départ, égarement, …. Ici, on pourra le considérer comme un nouveau départ tout en restant dans la boucle. Ce JLT reste donc dans la lignée de son prédécesseur tout en se démarquant à la limite frontière de sa discographie : très heavy et hard rock avec un gros son qui sort des guitares des Joe BONAMASSA, Al PITRELI, Chris CAFFERY, Karl COCHRAN ou encore Chris MARKSBURY avec qui il co-compose la quasi totalité de ce disque avec le fidèle Bob HELD. En sus d’autres musiciens, il récupère le trio Paul MORIS, John O REILLY et Greg SMITH, suite à l”’emprunt” de BLACKMORE pour son Stranger In Us All : retour au bercail donc ! Joe Lynn éraille sa voix dans le hard rock et le blues, comme pour se rapprocher d’un Paul RODGERS, de l’esprit des STEPPENWOLF et CREEDENCE  CLEARWATER REVIVAL et ce, même si la mélodie reste bien aux alentours. In Cold Blood démarre pied au plancher comme les meilleurs titres nerveux de RAINBOW ou de Slaves And Masters. Les parties […]

BLACK COUNTRY COMMUNION 2 (Glenn Hughes)

5ème chronique ce mois-ci sur HUGHES ! Y-a-t-il encore quelqu’un dans la fosse*? Qui est encore sceptique* sur celui qui est un des plus grands chanteurs de l’histoire ? … et un mélodiste soulman hors pair ? … 🙂 Ce second album avec Joe BONAMASSA, Jason BONHAM et Derek SHERINAN est plus compact que le premier et reste dans ce classic rock bluesy de haut niveau avec ses quelques touches d’influences empruntées à CREAM, LED ZEPPELIN et DP. Dans le genre, c’est ce qui s’est fait de mieux dans la décennie. Et La couv est chouette !    * Crédit de la vanne faîte par Harry Bosch sur fb que je reproduis dans la mini-chro. Partagez vos émotions sur la page Facebook, ils en ont dit entre autres : ”Le meilleur de tous leurs albums, superbe !” Alain Rabiat ”Super albums.. Le dernier (4) un peu moins” Didier Modeste ”J’adore, je les ai vus en concert au Bataclan 2011 et complètement été scotchée par Glenn Hughes !” Muriel Barbier ” Excellent album avec un bon concert au Bataclan. Acheté tous les albums mais j’aime moins le dernier de 2017 BCC IV” Christian Vergnaud ” Encore […]

Glenn HUGHES Addiction

Après Feel, un album soul funk qui perturbe sa fan-base Pourpre, le label tique un peu sur les ventes et demande à l’artiste de durcir le ton à nouveau. HUGHES va faire plus en sortant son album le plus sombre et heavy. Il va se replonger dans ses souvenirs les plus noirs, ceux de sa période drogue qui a failli lui coûter la vie et qui lui a pris 15 ans de sa jeunesse pendant laquelle il est tombé au fond des abîmes. Les paroles sont donc très personnelles et profondes d’autant que cette période a pris fin récemment. L’homme a donc envie de faire le deuil et se servir de cet album comme une dernière séance de thérapie, comme une confession, comme un avertissement aux plus jeunes et comme un pardon à lui-même et aux gens qu’il a pu blesser. Musicalement, on est même plus proche de l’esprit de BLACK SABBATH. D’ailleurs il ne manque que Tony IOMMI pour que ce disque soit davantage considéré ou qu’il atteigne une aura supplémentaire. Car The VOICE va se livrer complètement. Des paroles et des prestations vocales très prenantes voire déchirantes. Les poignantes ballades Talk About It, […]

GLENN HUGHES Songs in the Key of Rock

Comme l’augure son nom, cet album signe le retour de HUGHES au classic rock. On connait sa largeur musicale allant de la soul au hard rock et l’orientation trop soul de certains de ses albums ont pu décevoir ses fans de l’époque purplienne. Ici aucune crainte à avoir. C’est probablement son meilleur album POURPRE. Enregistré en compagnie des très bons JJ MARSH et Jeff KOLLMAN, il regorge de sacrés pépites et j’aurais même bien aimer voir ce que la MK III et IV auraient fait de ces compos. Comment elles auraient pu les transcender ? Car les Written All Over Your Face et Highers Places Song For BONZO tutoient la perfection et le sublime. Le premier rappelle le Kashmir de LED ZEP, assurance de bonne compo, avec un hommage à son défunt batteur comme son nom l’indique, et pour lequel Chad SMITH sera invité. Le second sorte de You Keep On Moving, rappelle qui est Glenn HUGHES. Que ce soit dans la suavité, ce fameux feeling ou sa montée stratosphérique dans les aiguës, en escalier, dans la même respiration sur plusieurs octaves : tout simplement démentiel, à vous arracher la peau de frissons. Ces deux […]

GLENN HUGHES Feel

Troisième album sous son nom depuis son grand retour, après un Blues (1992) fait sur commande pour le producteur, Mike VARNEY et un From Now On (1994) sonnant davantage Pourpre et qui aurait pu être une suite logique au Hughes-Thrall (1982), voire au Face The Thruth de John NORUM (1990) … et pour cause Pat THRALL y est crédité, on aurait pu s’attendre à un enchainement naturel vers ce classic rock classieux et un zest fm auréolé de mauve pour Feel. Perdu ! On retourne ici vers l’esprit de Play Me Out (1977) en plus calibré radio, mais toujours dans la soul et le funk. Bien que HUGHES nous ait vendu la présence ici aussi de son ancien acolyte d’ASIA si ces compo sonnent bien plus pour les radios, les arrangements eux sont loin du style fm de l’album culte Hughes-Thrall. Sur Redline, la patte de THRALL aurait pu faire illusion si l’arrangement choisi s’était tourné davantage vers le FM : Il restera orienté sur le seul funk. Glenn HUGHES réalise ici en quelque sorte l’album de ses rêves : celui de la carrière solo qu’il aurait aimé réellement emprunter au milieu des Georges MICKAEL, […]

Jon LORD Windows avec David Coverdale et Glenn Hughes

Autant être honnête, ma faible culture en musique classique ne m’invite pas à vous proposer une chronique. Il en sera de même pour les autres projets de ce type de Jon LORD. Si l’un.e d’entre vous se sent l’envie de les chroniquer et nous initier au classique, vos écrits sont les bienvenus. Par contre si j’évoque ce live enregistré le 1er juin 1974, c’est principalement pour la présence de HUGHES et COVERDALE, et aussi du futur partenaire de PAICE et LORD, Tony ASHTON. Ce dernier viendra former le A de P.A.L pour un unique album qui révèlera l’imposture de ce duo pourpre vis a vis du disque Stormbringer et donc ”innocentant” Glenn HUGHES. J’en parle aussi dans le livre. J’avoue aussi que je n’ai pas l’album et que je l’ai peu écouté sur le net. Je vous joins juste ici les deux extraits vidéo dans lequel le trio de chanteur est à l’oeuvre. On peut s’imprégner de l’excellence vocale des remplaçants de GILLAN et GLOVER, chacun dans son registre si particulier et si complémentaire. Si COVERDALE est exquis, la finesse de HUGHES et sa mélodie vocale sont remarquables. Enjoy ! PS : Il est dommage […]

WHITESNAKE Ready An’Willing

Il y a des pochettes qui reflète bien la musique. A la fois simple, directe mais gardant un zeste de mystères suffisant pour attiser la curiosité. Ne dévoilant qu’une partie des visages, tel un joli décolleté, on désire y découvrir ses secrets,  voir quelles douceurs peuvent bien s’y cacher dessous. Cette métaphore n’est pas choisie par hasard tant la musique de ce serpent là est érogène. Les musiciens se font ardents en mettant notamment en avant la basse – un comble quand on a deux guitaristes, un claviériste et un chanteur de ce niveau. C’est dire l’espièglerie qui règne ici. En effet, cet instrument vient d abord vous inviter, puis vous charme à entrer dans ce repère un peu sombre qui vous noue la gorge. Puis mise en confiance, elle vous susurre de vous abandonner aux délices du streap-tease. Car tout dans ce disque est sensualité et vous appelle au bien-être, à casser vos chaînes, à la coquinerie au bon sens du terme. La musique se fait tour à tour swing, boogie, bluesy, esprit cabaret monté clandestinement derrière un vieux garage, et transpire l’érotisme comme sous une chaleur tropicale.  Madame ? Vous résistez ? Vous […]

NIKOLO KOTZEV’s NOSTRADAMUS avec G.Hughes + JL Turner + Doogie White

NOSTRADAMUS l’avait probablement prévu : le 21e siècle sera l’apogée des opéra métal. Si quelques années plus tôt, AYREON et THERION s’y sont lancés, l’engouement pour l’exercice prendra son véritable essor avec le AVANTASIA de Tobias SAMMET. Dans le même laps de temps, Nikolo KOTZEV va réaliser son oeuvre et quelle oeuvre !! Auparavant, dans le cadre de son groupe BRAZEN ABBOT, il aura pris l’habitude de faire appel à 3 chanteurs différents pour chacun de ses albums très influencés par RAINBOW. Viendront pousser le gosier tour a tour, Thomas VIKSTROM (CANDLEMASS, THERION) Goran EDMAN (MALMSTEEN) Jorn LANDE (ARK, MASTERPLAN MILLENIUM) Tony HARNELL (TNT), Glenn HUGHES et le fidèle Joe Lynn TURNER qui sera présent sur chacun des opus. Alors, c’est un peu naturellement que ce projet verra le jour avec cette fois Doogie WHITE (RAINBOW), JORN et nos deux pourpres, et des oubliées ou sous-estimées chanteuses Alannah MYLES & Sass JORDAN. Le duo rythmique et le claviériste d’EUROPE accompagnent le guitariste. Du beau monde donc, qui conte l’histoire du plus célèbre des voyants, interprété par Joe et qui fut aussi conseiller de la cour d’Henri II, interprété évidemment par The Voice, et qui devra […]

Joe Lynn TURNER Hurry Up And Wait

Après les albums Nothing’s Changed, accès ballades bluesy-pop et son premier album de reprises très Old Classic Rock Blues, Under Cover, JLT relance sa carrière solo. Même si l’orgue Hammond reste Pourpre – quelle superbe ouverture LORDienne sur No Room For Love – le registre tourne autour du hard rock blues mélodique classieux entre AEROSMITH, CINDERELLA, FREE, et un zest de SURVIVOR et FOREIGNER. Pour cela, il s’entourera de fins limiers : Al PITRELLI (SAVATAGE, MEGADETH), Chris CAFFERY (SAVATAGE, John WEST, METALIUM) et pléthore d’invités dont Doogie WHITE venu faire quelques choeurs, Al GREENWOOD (FOREIGNER) et Jim PETERIK (SURVIVOR, PRIDE OF LIONS) à l’écriture. Les die-hard fans de la Mk II ont tendance à railler le chanteur de la Mk V. A croire qu’il les a pris au mot avec une voix éraillée qu’il porte depuis Slaves And Masters. Si il a perdu quelques aigüs, il a gagné en profondeur et en agressivité – c’est ce que l’on recherche souvent dans le hard rock – tout en puisant dans le blues, celui d’Otis REDDING ou de Joe COCKER. Il suffit d’écouter son cri écorché sur Sentimental pour comprendre que l’américain ne plaisante pas et qu’Alice […]