BLACK SABBATH Born Again avec Ian Gillan

Ce onzième album du SAB’ voit le départ de Ronnie James DIO et l’arrivée de Ian GILLAN dans des circonstances vaporeuses. Ce nouveau bébé pourtant au look fort adéquat pour le genre musical et le groupe, fut conspué à sa sortie : d’abord pour un mixage peu professionnel, mais qui au final sonne bien pour les nostalgiques des craquements de vinyle et autres soufflements de K7 et surtout pour une fusion avec l’ex-chanteur de DEEP PURPLE, considéré contre-nature. A l’époque, le fan de hard rock est plutôt fidèle et goutte peu au changement des line-up qui l’ont fait rêver et pour lequel il s’est dévoué cornes et armes. Je ne sais pas si le fan d’aujourd’hui est moins fidèle, plus ouvert d’esprit ou résigné (rayez vos mentions inutiles), mais on va dire qu’il s’est plus ou moins habitué à tous ces changements depuis, un peu comme les divorces familiaux devenus (trop?) courants désormais. Aussi, quand on connait la suite de l’histoire du SAB’, ses fans ne vont pas être au bout de leurs peines. J’en parle dans le livre. (qui a dit : quel livre?). Passons donc les débats passionnels de l’époque et avouons qu’aujourd’hui […]

PHENOMENA avec Glenn HUGHES

En 1985, Glenn HUGHES a un pied chez Gary MOORE pour enregistrer Run For Cover et l’autre dans la seringue. Contrairement aux albums novateurs Play Me Out et Hughes/Thrall, je n’irai pas jusqu’à dire que le chanteur a cette fois inventé  l’expression ”avoir une épine dans le pied”. Mais l’image tend à exprimer la période trouble dans laquelle baigne cet artiste. Au point où il plantera le guitariste irlandais pour aller enregistrer aussi cet album du frère de son pote de TRAPEZE. Bref, Glenn HUGHES ne sait plus trop où il habite. Pourtant, s’il n’est qu’invité dans ce projet des frères GALLEY, The VOICE va encore explorer son chant dans un univers nouveau : celui de l’AOR pur et dans un style vocal qu’on pourrait qualifier de métallique dans le sens noble du terme, en somme, clair comme le son du crystal. C’est simple : si on parle encore de ce disque comme une référence, encore un album culte, et si les compositions d’orfèvre ne laisse place à aucune contestation, il n’empêche, qu’on le doit beaucoup à la prestation éblouissante de Glenn HUGHES. Si les autres PHENOMENA qui suivirent furent de grande qualité, hormis le  […]

HUGHES THRALL 2 – Démos interview live rares & bootleg

Qui dit démos, dit souvent mixage du son et/ou compositions non finalisés, ou compos considérées comme ne collant pas à l’ambiance et/ou au niveau d’un album précédent.  Ici, le son de clavier n’est pas le même donc on peut supposer que Peter SCHLESS n’est pas encore intervenu à ce stade-là, ni probablement le producteur réputé Andy JOHNS !? Les écueils étant donc nombreux pour en faire une analyse, je vous laisse donc le soin de juger par vous-mêmes. Vous pourrez toutefois comparer la démo Always avec ce qu’elle est devenue sur sa version officielle, figurant sur l’album From Now On Pour la promotion du disque, une courte tournée aurai lieu aux USA en première partie de SANTANA. Se mêlera au duo Tommy ALDRIGE à la batterie et Jesse HARMS au claviers. En 1987, on leur proposera d’enregistrer un titre City Of Crime, pour le film-comédie Dragnet avec Tom HANKS et Dan AYKROYD. La chanson sera diffusée en boucle sur MTV avec comme fond visuel l’extrait de film avec les acteurs qui rappent et HUGHES qui assurent le refrain accompagné par un bon riff de THRALL. On pourra aussi les apercevoir un court instant dans ce […]

HUGHES THRALL

“5 ans plutôt”, je me demandais si Glenn HUGHES n’avait pas inventé le Funk-Prog avec son premier album solo Play Me Out  !? Je me demande ici, s’il n’a pas inventé aussi le Funk-Hard-FM !? … Inventer ou pas, le débat reste ouvert. Il a assurément pousser les curseurs comme peu l’ont fait. En s’alliant avec l’acolyte de Pat TRAVERS, à première vue, l’ex-chanteur de TRAPEZE, pensait probablement s’assurer de produire un album qui aurait une bonne base de Rock Blues funky, modernisée si on écoute la carrière ”solo” de Pat THRALL ; Ecoutez Automatic Man et vous comprendrez ce qui va suivre ! Cette modernité assez progressive et qui rejoint totalement le délire de Play Me Out en nettement plus Rock Hard, va donner un mix exceptionnel avec le bassiste. Le choix de s’associer avec Pat THRALL paraît donc cohérent si on veut rester dans l’esprit “funky-évolutionnaire” de l’album précédent. Mais un ingrédient va s’inviter dans cette mouture apporté par le guitariste américain. On ne sait pas si cette patte est du à l’ambiance West Coast américaine qui règne alors autour de 1982, avec les cartons dans les charts des TOTO, BOSTON, JOURNEY et […]

RAINBOW Down To Earth

Ce 28 juillet 1979 était publié le quatrième album de l’ARC EN CIEL et le seul avec Graham BONNET au micro : une magistrale transition entre la période DIO et celle qui va suivre avec TURNER. Commercial d’un côté avec les hits Since You’ve Been Gone et All Night Long tout en conservant un côté épique de la période précédente avec le magique Eyes of the World, le somptueux Love’s No Friend, les groovy Danger Zone et Makin’ Love, les telluriques Lost in Hollywood ou No Time to Lose, tous survoltés par cette voix démentielle et sous-estimée du nouveau hurleur, non dénué de lyrisme : quel fabuleux chant sur Love’s No Friend : frissons ! On pense souvent à GILLAN, DIO, et COVERDALE comme les top-chanteurs de l’époque et donc de la DPF, mais BONNET me semble injustement dévalué. J’oserai même croire qu’il aurait été le parfait remplaçant à Freddie MERCURY, avec de surcroît son look totalement décalé !? Il aurait marqué davantage les masses s’il était resté dans RAINBOW, même si son passage au sein du Mickaël SCHENKER GROUP fut aussi évidemment remarquable … mais tout autant écourté. Notons aussi que les faces B, […]

Joe Lynn TURNER Holy Man

Rappelez-vous ! D’après de célèbres voyants, l’An 2000 devait être Apocalypse. Les informaticiens craignaient que les logiciels à cause d’une date à deux chiffres, se remettent au zéro et génèrent des pannes désastreuses. C’est probablement dans cet état d’esprit que Joe Lynn TURNER sortira ce Holy Man, un album-prière à en croire sa pochette !? un album assez bluesy ! Bluesy ? Oui mais bien Rock et Hard ! Ça prêche avec crainte mais avec vigueur ! Car même si le titre éponyme fait appel à des choeurs féminins limite Gospel, déjà présents sur le très recommandé Nothing’s Changed, on reste dans l’explication de textes façon Don Camillo opposé au maire communiste. L’ambiance est bluesy mais ferme. TURNER s’égosille comme jamais dans le ton rocailleux. On est loin de sa voix lisse de l’époque FANDANGO ou même RAINBOW. TURNER veut aller expier ses pêchers du côté des Paul RODGERS, Otis REDDING ou même d’un Bon SCOTT et bien lui en a pris, comme si il voulait faire pénitence de ses orientations FM, inexistantes ici. Toutefois, il nous a dégoté un enfant de choeur au style très BLACKMORien qui nous maintient dans un environnement connu et apprécié. La ballade […]

Glenn HUGHES Play Me Out

Actualisons le bidule ! Du plus jeune au plus vieux, cet album pourrait être un de ceux de Justin TIMBERLAKE, JAMIROQUAI, Georges MICKAEL ou Stevie WONDER. Profitant d’une ”pause” du Pourpre, Glenn HUGHES réalise son rêve d’une carrière solo qu’il aurait aimé avoir s’il ne s’était pas englué dans les substances maléfiques, à savoir oeuvrer dans la soul funk ! C’est simple : on ôte tout ce qui sonne rock ici ! exit les guitares de TRAPEZE et place aux cuivres et choeurs féminins pour baigner dans l’esprit MOTOWN, voire STAX avec un zest de modernité de l’époque. De plus, le chanteur va se laisser à quelques imitations vocales de son idole qu’est le chanteur black aveugle. Quelque part, c’est bien dommage tant il est meilleur vocaliste. Heureusement, ces intonations nasillardes empruntées ne seront qu’épisodiques et sa suavité prend souvent le dessus. Alors ici, les fans de la Mark II qui ont pointé du doigt le chanteur bassiste comme principal coupable d’avoir dénaturé le son de DEEP PURPLE avec Stormbringer et même la mort du groupe, qui à cette époque n’était pas officialisée, vont profiter de ce disque extra-terrestre, pour définitivement le juger hérétique à la […]

Ian GILLAN Naked Thunder

En ce 16 juillet de 1990, était publié le réconfortant Naked Thunder. Adolescent, en 85-87, je découvrais DP avec Made In Japan et Burn ! A l’époque, on considérait les Live comme des Best Of et Burn était présenté comme le meilleur album hors Mk II ! Alors, je pensais, à tort, qu’en usant le MIJ et Burn sur ma platine, j’avais l’essentiel de DP. Faute de thunes et avide de découvertes musicales, j’investissais alors dans d’autres groupes, délaissant donc la discographie Pourpre. Puis en 90, en tombant sur les clips de No Good Luck, mais aussi de King Of Dreams, sorti la même année, je succombais aux charismes de la musique et des acteurs, que je découvrais au final pour la première fois en visuel ! Et oui, à l’époque avoir des images de concerts des groupes de Hard Rock à la télé française était une denrée rare et tout le monde n’avait pas de magnétoscopes pour les enregistrer quand la télé diffusait ces quelques clips fantômes dans la nuit ! Second coup de foudre donc ! Depuis ce jour, je ne pus me débarrasser de la Drogue Pourpre ! Intoxiqué à vie jusqu’à […]

IOMMI-HUGHES Fused

3ème album du duo et encore un grand moment ! Seul bémol à mon goût : une certaine linéarité des morceaux qui rend l’album un zest monotone à la longue ! Les trois bonus auraient pu changer cette impression. Let It Down Easy, certes ”hard rock binaire convenu” détruit tout et aurait été un hymne évident en concert ; la ballade Slip Away effectivement n’apporte rien de plus et valide son statut de bonus ; mais ce sera surtout l’incompréhensible absence de The Innocence qui choque tant le final vocal est d’une profondeur abyssale, sublime, déchirante, dont peu de chanteurs sont capables : frissons garantis ! Mais leur ambiance opposée à celles des autres titres auraient peut-être jurée (?), surtout pour le premier cité ! Du coup, j’interpréterai ce Fused dans l’esprit d’un album concept. Quoiqu’il en soit comment ne pas être subjugué par Grace, Deep Inside In Shell, le sombre The Spell ou I Go Insane dont le sublime riff-solo aurait mérité d’être doublé et finir en apothéose à l’instar du final de Starway To Heaven … Comme souvent avec ces deux-là, on tutoie la magie mais ils ne vont pas au bout des […]

Anniversaire Août

En complément ou comme trailer du livre, voici les chroniques anniversaire de la Deep Purple Family ; à retrouver et échanger aussi sur la page facebook. Vous pourrez y voir davantage de photos et autres échanges. Les mises à jour se font sur temps libre. C’est du bénévolat pour partager ensemble notre passion commune Pourpre. Si il manque un anniversaire, soit je n’ai pas eu le temps, soit je n’ai pas eu l’info. Difficile de connaître certains jours de sortie d’album avant les années 90. N’hésitez pas à me le communiquer par mail ou sur fb et à nous faire partager vos souvenirs et avis. Merci *** 31 août 1994 Glenn HUGHES Burning Japan Lire la chronique et les avis en cliquant sur ce lien   … Congés de Franck andFurious : pour causes de congés, le suivi des anniversaires de ce mois ci est reporté à l’an prochain : j’en ai oublié ! …   7 août 1983 BLACK SABBATH Born Again avec Ian GILLAN lire la chronique 1991 Ian GILLAN Toolbox lire la chronique   2 août 1951 – Joe Lynn TURNER  Bon anniversaire en ce 2 août pour ce très bon chanteur […]