Présentation des acteurs de l’ombre

Présentation des acteurs interviewés (par ordre d’apparition)

 

Luthier, musicien, animateur radio, disquaire, promoteur subventionné ou indépendant, tenancier de café-concert, techniciens, ingénieur du son, responsable MJC, responsable SACEM, musicothérapeute, label, président de fan-club, professeur de musique, chorégraphe, saltimbanque, chef d’orchestre, …

 

Alain LACRAMPE – promoteur subventionné de concerts et festivals

Oeuvrant depuis 1977, Les Amis de la Chanson Populaire sont pour ainsi dire la référence de l’événementiel musical de la région paloise ; A tel point que sa défunte responsable a eu l’honneur d’une plaque commémorative, nommant une des allées du jardin du Palais Beaumont.

En sus de sa programmation annuelle, l’association gère l’Eté à Pau au Théâtre de Verdure, festival gratuit qui a fêté récemment sa 41ème édition.

A travers ses décennies d’ouvrage, il paraissait légitime de transmettre un bout de leur vécu. Car, l’association a beau être subventionnée et à l’origine de la création du Zénith de Pau, elle fut parfois dépendante de décisions politiques qui ne l’ont pas mise à l’abri de multiples embûches dont une qui trouvera sa solution auprès d’une inattendue bonne âme, ce qui me rassurera sur l’existence de bons côtés de la nature humaine, et qui vaudra lors de son récit, une forte émotion à mon interlocuteur.

Alain LACRAMPE, son président, nous narre tout cela, tout comme la vision que leur duo a eu pour programmer dans les lieux historiques de la ville. C’est d’ailleurs un de leurs concerts à la Villa Saint-Basil’s, qui me donnera ”l’invitation” de mettre en évidence les spectacles musicaux qui se sont passés dans des lieux patrimoniaux. Il explique d’ailleurs en parallèle, pourquoi ils n’investissent plus certains de ces lieux, nous faisant ainsi ouvrir les yeux sur certaines difficultés, que nous public, ne pouvons déceler.

De leur parcours débuté à partir d’une page blanche et d’une cave, il nous fera aussi partager leur philosophie de programmation qui ne fut pas toujours un long ”gave” tranquille (Maxime LEFORESTIER, Serge REGGIANI, …), ainsi que des anecdotes assez exceptionnelles avec des artistes comme BARBARA, Guy BEDOS, James BROWN, Bertrand CANTAT, Johnny CLEGG, le Baron de ROTHSCHILD, etc …

 

Claude DEQUIDT – musicien, manageur, promoteur indépendant de concerts

« C’est Claude DEQUIDT qui a amené le Rock à Pau ! » Pénétrer dans l’antre de Claude, c’est entrer dans un autre univers : celui de l’embrun de la musique. Dès les années 60, dès son adolescence, il participera de près ou d’à peine plus loin, soit en son nom propre soit en partenariat, à quasiment tout ce qui se programmait de rock dans les années 70. Titulaire d’une licence de spectacles, il connaît toutes les ficelles pour réaliser un spectacle musical.

C’est avec The SHAKE’S, un de ses multiples groupes, que démarreront les carrières de Daniel BALAVOINE et Michel CHEVALIER (Les VARIATIONS, Michel SARDOU, …). Il nous fera partager d’innombrables documents d’époque et aussi ses improvisations face aux besoins techniques lors des concerts des : BIJOU, HAWKWIND, Les CHARLOTS, Les CHOEURS DE L’ARMEE SOVIETIQUE, LITTLE BOB STORY, Claude NOUGARO, Iggy POP, STATUS QUO, URIAH HEEP, VAN DER GRAAF GENERATOR, Frank ZAPPA, … Rien que ça !! Une véritable bible du rock des années 70 !

 

José – musicien, compagnon d’Emmaüs

Travaillant au village Emmaüs, je n’allais pas laisser passer l’occasion pour évoquer le plus grand festival de la région, et la philosophie qui le porte ; Tout d’abord avec José, un compagnon qui a été musicien de tournée de Jacques HIGELIN et qui nous fait part de ses problèmes d’héroïne, de sa vie sur la route avec ce saltimbanque célèbre, ainsi que la force qu’il a pu retrouver au sein de la communauté ; Puis avec …

Germain SARHY – responsable de la communauté et du festival Emmaüs

Il nous conte les activités musicales du village et notamment l’impact du festival, ainsi que celui des visites de Jean DUJARDIN et de l’équipe de GROLAND, ou encore celle du président Evo MORALES. Plus en rapport avec la musique, il met en avant l’état d’esprit de certains musiciens comme Manu CHAO et d’autres, ou encore la concurrence d’autres festivals qui a mis à mal un festival, qui tend à renaître après une période de reconstruction de … ”son utopie réaliste”.

 

Jean-Luc HUZET – disquaire en grande surface, organisateur de concerts et président de fan-club

”Star, vedette, icône, dieu du rock, génie du jazz”, etc … Que de superlatifs pour exprimer l’admiration des spectateurs vis à vis d’une profession. Pour certains, cette dévotion amène à la création de fan-club. Mais il m’en fallait plus pour m’entretenir avec un de ses représentants afin de sortir du simple ”J’adore, je suis fan”.

Aussi, le fait que mon interlocuteur soit responsable disquaire de rayon de musique Classique puis du rayon Metal, permettrait d’élargir le sujet sur sa profession, et d’évoquer son évolution à travers les décennies et les divers supports que la musique a fait inventer pour être diffusée, du vinyle au Compact Disc, …

Cerise sur le gâteau, l’homme fut aussi organisateur de concerts et de séances de dédicaces (GOJIRA, ANGRA, VANDEN PLAS, …). C’est donc sous cette triple casquette que le sujet s’étendra pour évoquer comment de disquaire, il en est venu à organiser un concert d’un de ses groupes préférés, jusqu’à en créer un fan-club (SAVATAGE – T.S.O.).

L’histoire de Jean-Luc HUZET est celle que chaque fan aimerait vivre avec son artiste vénéré ; une relation qui est allée au-delà du simple rapport ”professionnel”, et qui a mis en valeur des éducations, des mentalités et donc des rapports humains où se côtoient la politesse et le respect, à un point que les termes de loyauté et de gratitude seront employés pour définir ces grands hommes. Aussi, au final, peu importe le nom du groupe ici ; c’est la démarche et cette rencontre qui sont exceptionnelles, et auxquelles on peut se projeter. En somme, ”Vis ma vie de” Président de fan-club !

 

Christian ARTIGAU – animateur radio, organisateur de festival

Le Guitar Master avait tout pour être ce festival vitrine musical qui manque à la ville de Pau. Ce festival qui fait identifier aux non-régionaux une ville sur une carte, et qui éventuellement apporte une économie. Son nom déjà offrait toutes les ouvertures possibles à tous genres musicaux. La ville d’Albi et son Pause Guitare, créé bien plus tard et qui perdure, peut en témoigner.

Fondé en 1989, l’époque restait à défricher et ne supportait pas encore la concurrence féroce actuelle. Pourtant, bien installé après environ plus d’une douzaines d’éditions, des choix politiques ont mis fin à cette formidable aventure. Son responsable, Christian ARTIGAU, nous en détaille les raisons, et la genèse du festival né à Biarritz.

Entre-temps, lui aussi partagera ses anecdotes avec des illustres tels que Spencer BOHREN, Bill DERAIME, John McLAUGHLIN avec les soeurs LABEQUE, John PIZZARELLI, Javier VARGAS et même un certain Richard BOHRINGER.

Auparavant, il évoquera sa rencontre qui l’a fait devenir animateur radio, ainsi que celles avec le directeur général d’Europe1 et co-fondateur du TSF Jazz, Frank TENOT, ou encore avec Claude VILLERS.

 

Murray HEAD – chanteur musicien, acteur, scénariste

Je ne voulais pas interviewer des artistes pour ce livre. Celui-ci est destiné pour les acteurs de l’ombre qui contrairement aux musiciens, ont peu accès aux médias. Surtout, cela aurait été un puits sans fond que de solliciter tous les artistes de la région avec un risque de répétitions avec leur biographie Wikipédia ou sur leur site web et autres biographies en librairie.

Murray HEAD est donc l’exception qui confirme la règle. Pourquoi lui ? Au-delà de sa renommée et du fait qu’il vive au pied des Pyrénées, ce sont ses points communs avec la région qui m’ont fait creuser l’idée : l’influence anglaise dans la région avec par exemple le Cercle Anglais, ou son choix de vivre dans le Béarn et de faire carrière en France, ou encore son père et son grand-père qui ont des points communs indirects avec l’histoire locale, et aussi son fameux concerts au pic du midi d’Ossau ; un lieu qui entrait dans ma catégorie recherchée des concerts effectués sur un site ”marquant”. Et puis à titre plus personnel, je suis fan de l’humour britannique. Et le monsieur aura été à la hauteur de cette distinction en m’arrachant quelques éclats de rires. D’autres éléments m’ont incités à le solliciter. Mais chut ! Ne trahissons pas le secret du livre, cher Judas !

 

François DELANOUE, Jean CUVIGNY, Robert SUHAS, Marc ALIBERT – musiciens, ingénieur du son

Pau fut une des rares villes en France à proposer un orchestre de jazz, un Big Band. Une particularité qui, en parallèle à l’orchestre de musique classique de Pau, m’amena à remonter le temps pour en connaître l’origine et son histoire.

Garder des traces de cette épopée s’avérait d’autant plus nécessaire que l’agglomération abrita aussi celui qui fut un des premiers à intégrer le blues en France via le Hot Club de Jazz, Monsieur Jacques MORGANTINI.

Son importance fut telle qu’un dvd retrace son parcours extraordinaire auprès des John Lee HOOKER, MAGIC SLIM, MEMPHIS SLIM et tant d’autres pionniers du blues, au point de les avoir enregistrés via son label Black And Blue.

Cette quête d’où je suis « parti un peu naze », me fît rencontrer plusieurs interlocuteurs : messieurs François DELANOUE, Jean CUVIGNY, Marc ALIBERT et Robert SUHAS, musiciens-témoins et acteurs de cette période.

Marc ALIBERT complétera cette épopée Jazz avec une parenthèse Yéyé et des anecdotes dans les festivals illustres (NICE, JUAN LES PINS, …).

Toujours dans l’idée de m’entretenir avec des personnes portant plusieurs casquettes, Robert SUHAS, claviériste et ingénieur du son pour le disque du PAU BIG BAND et autres concerts (Duke ELLINGTON, …), nous expliquera aussi les difficultés pour bien sonoriser une salle de spectacles.

Tout ce beau monde se remémorera les débats passionnés d’alors avec Jacques MORGANTINI, au sujet des nouveaux mouvements qui enrichiront le Jazz … et nos oreilles.

 

Stéphane SAPANEL – musicien, responsable de label et de la salle la Ferronnerie

Après toutes les branches professionnelles présentées précédemment, trouver ensuite un label dans la région était peu évident. Alors que j’allais tiré ma révérence sur cette partie professionnelle, A TANT REVER DU ROI semblait être le seul label régional. Stéphane SAPANEL, son responsable, possède aussi la quadruple casquette de musicien, organisateur du festival A Tant Rêver du Roi et celle de gérant de salle, la Ferronnerie, avec en bonus l’expérience d’avoir été aussi disquaire. Après des années de galères pour viabiliser son association, il nous fait part de son parcours à la ”Mad Max”.

 

Pascal DAVANT – bassiste, chanteur, roadie, DJ, organisateur de concerts et festivals, Président d’AMPLI, Pascal dit ”Lahuche” connaît donc la musique, tous les rouages du métier, tous les watts du coin. Aussi, il était évident de se nourrir de son vécu et de son franc-parler presqu’aussi dense qu’un LEMMY, si on proportionne ce vécu à l’échelle locale.

Alors si en plus, il nous balance des moments de fun générés entre autres lors des éditions des festivals Les Alternatives du Rock ou du 1er Heavy Fest à Lourdes, avec les GBH, les NASHVILLE PUSSY, les OKPLOÏDES, les RAMONES, les TIJUANA NO, … on ne va pas se priver de s’ouvrir une bière pour l’écouter .. ou plutôt le lire !

 

Mishael TRIGALET – régisseur, professeur de musique, compositeur de comédie musicale et d’heavy-metal

Dans la catégorie des festivals ”marquants” choisis pour ce livre, ce festival avait tout du ”suspect” idéal tant sa présentation paraissait peu habituelle ! Steve LUKATHER + friends (Patrick RONDAT + le GL BAND + Aymeric SILVERT), un dimanche à 15€ à Lourdes !!!???

En bon enquêteur, je partis donc questionner mon premier ”suspect”, le régisseur – programmateur du festival, afin de comprendre comment le guitariste-chanteur de TOTO, qui a côtoyé les plus grands, Mickael JACKSON, Miles DAVIS, Eric CLAPTON et tant d’autres, s’est retrouvé à Lourdes, ce jour là, à ce prix là et en si bonne compagnie musicale.

L’échange sera d’autant plus riche que mon interlocuteur est professeur de guitare et chant, ce qui nous donnera l’occasion de parler de guitares, et d’évoquer aussi l’évolution de son métier et sa philosophie pédagogique d’apprentissage, en sus d’anecdotes liées à sa relation avec ses prestigieux invités du festival. En plus de cela, Patrick RONDAT, mon second ”suspect”, me fera l’honneur d’un entretien dans lequel il donnera sa version des faits et son expérience des grands événementiels, même si ce jour-là, il ne pourra pas utiliser comme alibi d’avoir jouer auprès de Jean-Michel JARRE, d’ELEGY ou Joe SATRIANI.

Mes deux suspects étant aussi fans de DEEP PURPLE, on fera un ”solo” pour évoquer les guitares de Ritchie BLACKMORE et Yngwie MALMSTEEN, entre autres. Je reconnais que mon enquête fut à la limite de succomber à la corruption ! Je plaide coupable !

 

Pierre-Henri FONTESPIS-LOSTE – luthier, musicien

Ecrire un livre sur les métiers de la musique sans un chapitre sur la lutherie, aurait été semblable à proposer un concert avec un chanteur qui ne ferait que du play-back ; il manquerait quelque chose : la base !

Pierre-Henri FONTESPIS-LOSTE choie les bois depuis 1986. Autant dire qu’il a des ”cordes à sa guitare”. Lui aussi nous présentera sa profession, l’évolution des techniques et des attentes de nouveaux publics. Ses autres particularités sont qu’il est spécialiste du tambourin à cordes, instrument régional, et musicien dans une Tuna. Aussi, en sus d’être spéléologue-secouriste, on comprendra que la corde, il sait bien la tendre. Des Mathieu PESQUE, Eduardo CATEMARIO, LOS DE NADAU et autres, auront apprécié son savoir-faire artisanal.

 

Didier DELSAUX et François MERLE – musiciens

Dans la série des activités musicales hors du commun, les palois du groupe MANIGANCE, nous font part de leur expérience lors du tournage de leur clip au fort du Portalet, un lieu historique peu accessible.

 

Jean-Louis MUNOZ, Miguel MANJON, Olivier PELLURE – Maisons des Jeunes et de la Culture Issues de mouvements populaires dans les années 60, chaque MJC hébergent des dizaines d’activités.

Trois responsables de deux d’entre elles, nous définissent leurs missions par rapport aux activités musicales qu’ils ont menées et mènent encore, avec l’évolution que les années impliquent, que ce soit au sein même de leur structure ou en partenariat.

D’un côté, Jean-Louis MUNOZ et Miguel MANJON en profiteront pour se replonger dans leurs souvenirs du festival mi-concert-mi-cinéma en plein air, Ciné Cité, et de l’autre, Olivier PELLURE via ses nombreuses activités extra-murales telles que les festivals de Flamenco, Manouche, Hip hop, ou encore le mariage de l’Orchestre de Pau dirigé par Fayçal KAROUI avec les danses et musiques actuelles sous l’appellation, Orchestral Urbain, …

Le tout avec un retour sur leur historique et quelques souvenirs auprès des AKHENATON, Yuri BUENAVENTURA, James INTVELD, Les COMMITMENTS, NASH, SEFUY, Georges CHELON, Maria Do CEU, MAGIC SLIM …

 

Nadia CHAHID AFRAITE – danseuse chorégraphe, co-organisatrice

complétera les propos d’Olivier PELLURE sur le plus ancien et régulier festival de Hip hop en France, Urban Session.

 

Michel MAUNAS – chef d’orchestre

Les contemporains ont l’habitude d’évoquer l’Orchestre de Pau Pays de Béarn pour ce qui est de la musique classique à Pau. Mais hormis les mélomanes, peu de gens du grand public savent qu’il y eut une vie avant l’OPPB.

Déjà, peu de villes peuvent se féliciter de jouir d’un tel orchestre. Aussi, c’était un privilège de revenir sur sa genèse avec son fondateur, le chef d’orchestre Michel MAUNAS. A travers notre entretien, celui qui détient la baguette du chef Edouard BRUNEL, nous fera survoler l’historique de la musique Classique à Pau : un double privilège !!

 

Frédéric MORANDO – Directeur général de l’OPPB

Le maire André LABARRERE, après quelques années d’entracte, a voulu fructifier l’héritage de Michel MAUNAS en faisant appel au jeune chef d’orchestre Fayçal KAROUI. Bernard BOUTIN, intervenant pour l’ancien site de débats citoyens Alternatives-Paloises, m’a autorisé à publier ici l’entretien qu’il a eu en 2009 avec Frédéric MORANDO. Très pédagogique et complet, son récit nous éclaire sur leur philosophie, le fonctionnement complexe de cet institut et sur la façon pour transmettre au plus grand nombre ce patrimoine.

 

Christian BARCOS, Bertrand PERES et Olivier PETERS : promoteurs associatifs

L’association AMPLI est considérée comme la structure référente de la musique amplifiée au sein de l’agglomération. En 2003, soit vingt ans après sa création, l’association obtiendra enfin la labellisation SMAC.

Ils reviennent sur ce parcours long et sinueux ; nous précisent comment fonctionnent les partenariats avec les autres structures, la gestion de la salle La Route du Son, et nous font profiter de quelques moments de soirées auprès des CAMILLE, MYGÜK, Yann THIERSEN …

 

Patrick SOLEIL – responsable de région SACEM

Ce sont les mal-aimés du circuit de l’industrie de la musique. Il semblait donc important, voire original, d’éclairer le lecteur sur le rôle de cet organisme, en donnant la parole à un responsable de la SACEM. Du fait de leur position en marge de l’action, une position d’observateur en somme, Patrick SOLEIL nous fera aussi part de sa vision du milieu des festivals ; une vision qui pourrait même faire office de conclusion au livre, tant elle synthétise en quelque sorte, les propos des autres interlocuteurs sur ce thème des festivals.

 

Jimmy AZOGUE – chanteur, roadie, animateur radio, marionnettiste

Le milieu amateur compte beaucoup de talents. Jimmy AZOGUE en fait partie. Chanteur dans un groupe des années 70, roadie pour Claude DEQUIDT, puis animateur radio à l’époque de la libéralisation des ondes, et enfin marionnettiste, par manie de l’amour et de l’humour, il porte à lui seul la casquette du saltimbanque.

Témoin d’une époque un peu folle qui s’ouvrait à tous les possibles, témoin de la déprime d’Iggy POP ou complice des pitreries des musiciens d’HAWKWIND, puis partageant aussi la sueur des techniciens de STATUS QUO et VAN DER GRAAF GENERATOR, et enfin auteur de canulars pour le compte de son émission musicale au sein d’une radio dite libre, ses propos révéleront le côté improvisé, léger et nouveau de cette période, et attisera notre nostalgie, notre curiosité et quelques moments de rires.

 

Julie CHOCHON – musicothérapeute et organisatrice d’un festival à la montagne, Jazz en Cordée

Vecteur d’émotions, la musique apaise souvent nos âmes. Si bien que des thérapeutes ont poussé cette observation afin de s’en servir dans l’univers du soin.

Julie CHOCHON nous explique cette discipline ancienne, pourtant encore peu connue qu’est la musicothérapie. En nous faisant part de son expérience auprès de ses ”stagiaires”, on peut ressentir l’intensité et la sensibilité du sujet.

Et comme la plupart de mes interlocuteurs qui ont une approche transversale, cette musicienne nous expliquera aussi les particularités et difficultés pour pérenniser un festival à la montagne ; le festival Jazz en Cordée, qui hélas comme beaucoup de festivals, n’a pas réussi à maintenir serrer le nœud boucle, près des rochers de Luchon, et elle nous en explique les raisons.

 

Eric DELAMARE – manageur, tourneur et tenancier de pubs-concerts indépendant

Promoteur de talents débutants ou confirmés, de musiciens amateurs ou professionnels, il a organisé des milliers de spectacles et ouvert plusieurs établissements de concerts … Cet organisateur indépendant autodidacte, parfois manager et tourneur, n’a pas eu une carrière facile. C’est même probablement le seul tenancier de club qui a subi des fermetures à cause de l’eau et non à cause d’un incendie. Dans l’humour caustique, c’est assurément drôle ! 

Assez amer vis à vis de certains ”influenceurs” de la ville, tout en gardant son enthousiasme de passionné, il fait un état des lieux de la culture musicale et n’oublie pas ses réussites comme celles d’avoir pris le risque de programmer des débutants ou des artistes peu médiatisés alors, tels que la BAJON, La Grande SOPHIE, Manu LANVIN, etc… ou d’avoir suscité l’intérêt d’un Luc BESSON, entre autres … Beau palmarès qui lui vaudrait une ”Victoire de la Musique” pour l’ensemble de son œuvre !

 

Pierre COUDOUY – ancien disquaire indépendant

A l’évocation du nom de son magasin, les yeux de mes interlocuteurs se sont illuminés. Quel était donc le pouvoir magique de Croque Disques, cette ex-enseigne de vente de disques, envers ses clients nostalgiques ? Pierre COUDOUY, disquaire pendant la période dorée du vinyle, est lui-même dubitatif à la question.

Pourtant, ceux qui ont vécu cette période, voire ceux qui aujourd’hui retrouvent dans le vinyle la part de rêve qui les habitait pendant leur adolescence, comprendront ! S’interrogeant ensemble sur l’effet que nous procurait et procure toujours ces pochettes mystiques, Pierre revient sur l’arrivée du CD et comment il a du adapter son commerce avec ces deux associés, face aux nouvelles technologies et à la concurrence des grandes surfaces. Commerce de proximité, il nous replonge aussi dans cette ambiance de convivialité, dans les échanges avec Manu CHAO ou avec les ACP sur Alain BASHUNG et avec d’autres clients surprenants.

 

Quitterie CHARPENTIER & Henri CLAVIER – organisateurs festival Electro

Probablement le plus vieux festival Electro en activité, les membres de l’association Accèss-s nous décrivent sans codes, les particularités et l’étendu de leur festival, qui n’est pas que musical. Ils reviendront sur l’épopée du genre et des programmations aux effets inattendus, notamment avec SHABIR SULTHAN, EEK & ISLAM CHIPSY, CHARLEMAGNE PALESTINE, Martin REV, …

 

Dominique OBAYA – animateur radio

a oeuvré pour une boite d’événementiels (Festival d’Avoriaz, le Bicentenaire par Jean-Michel JARRE), puis pour des radios nationales. Par son expérience et son réseau, il intervient par endroits dans le livre tel un électron libre, pour peaufiner certaines anecdotes, notamment celles sur Guy BEDOS et Johnny CLEGG, …

 

D’autres témoins ou acteurs interviennent épisodiquement. Ils ont pris la peine de se replonger dans leurs souvenirs de cette période que traite le livre, des années 60 aux années 90, en poussant parfois jusqu’à nos jours :

Musiciens : Ricky Amigos, Gladys Amoros, Bruno Dolhéguy, Christian Ganchou, Isabelle Maneveau

Journalistes, chroniqueurs, auteurs : Daniel Adoue, Sebastien Baert, Benji, Patrick Betaille, Annick Boumard, Bernard Boutin, Murielle Datola, Jacques Gasser, Serge Jouantho, Francis Larrieu, Frank Meyer, Jean-Marc Perez, moi-même

Photographes : Vincent Dubourg, Thierry Olmos

Spectateurs : Jean-Pierre Artigau, Jean-Jacques Berry, Bertrand Capdecomme