AC/DC Power Up

Tout comme le récent DEEP PURPLE, un nouvel album d’une légende du rock est de plus en plus complexe à évaluer tant il faut occulter les albums qui ont fait leur légende. Cela l’est encore plus quand il faut maîtriser son impatience après six ans d’attente et quand il s’agit ici de rock binaire dont l’originalité n’est plus à déceler. Aussi, après une première écoute mitigée à cause de mon cerveau embrouillé, ce sera après avoir passé ma tête sous une douche froide que mes quelques neurones revigorés auront de nouveau envie de revenir à l’essence de ce rock binaire, à cet instinct primaire qui fait prédominer parfois les réactions aux analyses. Car il n’y a pas besoin de réfléchir ici. Pour savoir si un album d’AC/DC est bon, il suffit d’observer si dès la première écoute, quelques chose bouge chez toi … à l’exception de vos hémorroïdes, de vos morpions ou de tout autre parasite stocké après autant de jours de confinement. … Bonne nouvelle ! ça tangue quelque part, mon commandant ! Il y a de la houle. Le minima semble donc assuré.  Mais pour savoir si un album d’AC/DC passe de bon […]

THUNDERMOTHER Heat Wave

Je vais être é-clair ! Ces dames n’ont pas inventé la foudre mais elles la manient avec Ô rage et des espoirs ! De cette foudre, elles forment un excellent conducteur de metal pour nous l’envoyer pleine face ! MALCOLM et LEMMY devraient être d’accord ! Cette relève de GIRLSCHOOL puise dans tout ce qui s’est fait de mieux dans le metal énergique et fun ! D’AC/DC, MOTORHEAD (Into The Mud) en passant par TWISTED SISTERS (Dogs From Hell = I Wanna Rock) ou Joan JETT (Back In 76′ = I Love RN’R) ou le pont très RAGE AGAINST THE MACHINE du speed Driving In Style, rien ne vous paraîtra inconnu. Et si vous pensez que c’est encore un groupe biberonné au rock aride australien voire latino (Mexico), il sera difficile de vous contredire. Mais il sera difficile aussi de rivaliser en terme d’énergie dont même certains de leurs ainés, commencent à manquer. La fougue de la jeunesse à son summum dont la foudre grave ici la quintessence ! Ces miss perpetuent l’héritage de la meilleure des façons et après tout, là est l’essentiel. Car ce qu’on leur demande, c’est de nous chahuter la couenne et elles le […]

BON JOVI 2020

BJ n’est plus un groupe de hard-fm depuis longtemps et j’ose dire aujourd’hui que c’est tant mieux. Cela ne sert à rien de jouer au vieux-beau quand on ne peut plus le faire niveau vocal : place aux jeunes pour cela. Le virage artistique rock-blues-country est donc un bon choix et cela colle parfaitement avec son public US ! Le fait de ne plus pouvoir pousser vocalement l’a amené à prendre davantage de profondeur. On se ballade donc plutôt vers le côté roots à la Neil YOUNG, Leonard COHEN, Bob DYLAN, MELLECAMP, etc … Il est compréhensible que certains n’aiment pas ce style. Mais c’est ainsi et tout comme DEEP PURPLE, il faut accepter le virage musical et l’usure du temps, du moment que musicalement, cela reste de qualité et cohérent (j’ai d’ailleurs un peu peur du ridicule pour le prochain AC/DC !?). Jon BON JOVI a d’ailleurs ajusté le ton du disque en laissant voguer sa voix vers un registre mélancolique, vu qu’il lui est difficile de s’envoler désormais et donc d’interpréter des hymnes hard. Le ton se fait donc davantage solennel avec cette voix très émouvante sur Limitless par exemple. On se retrouve […]

DIRTY SHIRLEY s/t Dirty Shirley

Album culte ? Cet album a toutes les caractéristiques pour devenir un album culte. Pas de hits qui vous accrochent l’oreille de suite, un Hard Rock classique plus ou moins à la mode, plutôt moins même, une pochette clivante de Stan W DECKER qui rappelle les années 50 ou Tarantino, une époque où on zappe tout sans dire merci, et qui donc vous fera passer à côté … de compos hyper ficelées qui nécessitent plusieurs écoutes, … bref qui nécessitent du temps et le temps, on n’en a plus parait-il, comme nous le disent nos retraités débordés. On n’en a tellement plus que j’écris ma conclusion dans l’introduction en me demandant maintenant si tu vas lire la suite …T’es là ? T’es pas là ? … Si t’es parti acheter le disque, alors ça va … Parce que ce sale disque convie le chanteur de demain et un guitariste chevronné. Ce jeune vocaliste culotté a le vent en poupe. Déjà connu pour ses reprises de Standards que je vous avais déjà présenté, Frontiers a eu la riche idée de faire chapeauter ce jeune fougueux à un Georges LYNCH expérimenté, probablement aussi par crainte de voir […]

Richie KOTZEN 50 for 50

50 titres pour ses 50 ans ! … Et moi, ça doit faire 35 ans que je défends ce gars qui est né avec une voix et des doigts en Or. (voir aussi sa biographie résumée) (Première ? Première chronique web incluant les liens pour écouter les chansons en même temps) Non seulement, c’est un hyper doué multi-instrumentistes, un virtuose à la guitare, mais en plus, sa voix est gorgée de soul. En plus, il se sert de cette voix et de ses mains pour jouer de la bonne musique, de l’exquise, et non de la soupe que son physique avantageux pourrait l’inciter à produire. Merci mon Dieu ! Après les David COVERDALE, David Lee ROTH, Jon BON JOVI, c’est probablement une des rares Rock-Star qu’il nous reste véritablement. Alors au bout de – je ne sais plus – une trentaine d’albums solos plus ceux avec POISON, MR BIG, THE WINERY DOGS et autres projets, on pourrait s’inquiéter sur la présence ici de Dame Inspiration ! Suffit pas d’appeler son album Inspiration pour l’avoir, ou Blues pour en jouer vraiment, n’est-ce pas Monsieur MALMSTEEN ! Aussi, c’est bien beau de se faire et nous faire plaisir […]

SPIRITUAL BEGGARS Sunrise To Sundown

Juste le pied assuré ! Je répète : le pied assuré !!!! Probablement mon album 2016. Autant être direct, après une première ”Mark” (hé hé) tournée vers le Stoner et BLACK SABBATH, SPIRITUAL BEGGARS, depuis quelques albums s’enfoncent totalement dans l’univers de la DEEP PURPLE FAMILY. Que ce soit avec la voix de l’ex-FIREWIND, Appolo PAPATHANASIO , influencée Ronnie James DIO et David COVERDALE, mais qui s’essaie aussi aux aiguës du roi Ian GILLAN qu’on croirait chanter du temps de sa splendeur sur le final du très ambiancé et inspiré I Turn To Stone ; ou avec l’omniprésence exquise, que dis je ? fabuleusement divine, (putain ce son!!!)  de l’orgue Hammond et clavier-piano, rappelant le tant regretté Jon LORD, mais avec un esprit légèrement plus moderne, tendance Don AIREY ; ou tout simplement les compositions orientées tour à tour DEEP PURPLE (Diamond Under Pressure qui rappelle Might Just Take Your Life, Sunther Star qui aurait du être un titre de l’album Come Taste The Band et qui flirte langoureusement avec un Lonely Days, Lonely Nights de WHITESNAKE), DIO (No Man’s Land), RAINBOW (What Doesn’t Kill You et ses faux airs de Kill The King) ou WHITESNAKE période 78-84 […]

Richie KOTZEN’s Fever Dream

S’émancipant peu à peu de l’écurie VARNEY d’un point de vue musical, tel un jeune poulain rêvant de galoper dans les Grandes Plaines américaines, Richie KOTZEN propose ici, entouré de deux compères redoutables dans la mission qui leur est octroyée (à la basse, Danny THOMPSON et Atma ANUR à la batterie) un deuxième album non pas instrumental auquel on aurait pu s’attendre mais chanté. Et force est de reconnaître à l’écoute de cet opus paru en 1990, que le “gamin”, doté d’un joli brin de voix très bluesy et très rocailleux selon les titres qu’il interprète, nous dévoile mille et mille une facettes de son talent de compositeur et donc de vocaliste. Tout d’abord, l’effort est porté sur le concept de “CHANSONS”, chansons qui se doivent d’être accrocheuses et intégrées par l’auditeur, ce qui est de toute évidence le cas sur les mid-tempos très hard bluesy She (l’opener) et Yvonne. Exit, toute forme de démonstration quelle qu’elle soit. Place à la chanson savamment structurée avec un couplet, refrain, couplet, refrain, solo, couplet, refrain. Mission donc accomplie d’entrée de jeu puisque l’on se plait même à se repasser le premier titre mentionné une deuxième fois (véridique, […]