John SYKES : Le dernier Guitar-Hero Rock Star ?
Guitariste, chanteur ! Né le 29 juillet 1959 à Reading, Berkshire, Angleterre et décédé le 21 décembre 2024
Groupes : Tygers of Pang Tang, Thin Lizzy, Whitesnake, Blue Murder
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Chapitres ci-dessous : Discographie chroniquée – (Ma) Biographie hommage – Quelques exemples musicaux marquants – Divers hommages
Discographie chroniquée
Tygers of Pan Tang
1981 Spellbound
1981 Crazy Nights
1982 The Cage (chanson Love Potion No. 9 )
2001 Live At Nottingham Rock City – Enregistré en 1981
Thin Lizzy / Phil Lynott
1983 Thunder And Lightning
1983 Life
1992 BBC Radio 1 Live in concert
2000 One Night Only
2002 Phil Lynott – Live In Sweden 1983
Whitesnake
1984 Slide It In (Version de l’album remixée pour le marché américain)
1987 Whitesnake 1987
Blue Murder
1989 Blue Murder
1993 Nothin’ But Trouble
1994 Blue Murder – Sreaming Blue Murder (Dedicated To Phil Lynott)
John Sykes / Sykes
1995 Out Of My Tree
1997 Love Land
1997 20th Century
2000 Nuclear Cowboy
1984 John Sykes With Tygers Of Pan Tang – compilation
1992 Please Don’t Leave Me – compilation
1998 Chapter One – compilation
2004 Bad Boy Live!
Autres participations
1996 Crossfire – A Tribute To Stevie Ray (chansons Pride And Joy et Love Struck Baby)
1998 Merry Axemas Vol.2 – More Guitar For Christmas (chanson God Rest Ye Merry Gentlemen)
2002 Hughes Turner Project – HTP (chanson Heaven’s Missing An Angel)
2004 Derek Sherinian – Mythology (chanson God Of War en duo à la guitare avec Zakk Wylde)
(Ma) Biographie hommage
Le beau gosse
John SYKES était probablement un des derniers Guitar-Hero Rock Star : le genre de mec qui additionne les talents et les atouts à l’instar de ses collègues-chanteurs tels que ELVIS, Robert PLANT, Ian GILLAN, David COVERDALE, David Lee ROTH, Steven TYLER, Jon BON JOVI … ; le genre d’artiste charismatique qui scotche un auditoire rien que par sa présence. Dans la catégorie Guitaristes, ils sont peu à obtenir ce titre.
Une belle gueule qui lui aurait suffit pour faire carrière dans un certain mannequinat ; un jeu de scène alerte et fédérateur qui illuminait les scènes et qui donnait envie de le compter parmi ses potes de fêtes … Deux atouts qui captivaient déjà les yeux avant les oreilles. Beaucoup s’en seraient contentés. Ils sont peu chez les guitaristes à bénéficier de ce critère esthétique.
Le guitariste
Mais ce playboy était aussi musicalement remarquable.
D’abord par un jeu qui permit à son premier groupe, TYGER OF PANG TANG, d’être considéré comme un des groupes prometteurs de la NWOBM le temps de deux albums et dont le départ mis un coup de frein à cette promesse ; un jeu incisif qui lui permit aussi de prendre la relève des guitaristes de THIN LIZZY dont un certain Gary MOORE excusez du peu, tout en y apportant une nouvelle vitalité, pour hélas un seul album, qui porte bien son nom, Thunder and Lightning, nom qui pourrait définir ce que fut le guitariste blond : foudroyant et lumineux ! Enfin, suite à la lassitude de Phil LYNOTT, il intégra WHITESNAKE pour booster un groupe culte mais stagnant. Après un aperçu tranchant dans un remix de l’album Slide It In dont la version ”SYKES” fera exploser les Charts US alors que la version UK contentera les fans …UK, il y délivrera son chef d’oeuvre (artistique et commercial), l’album 1987 ! un album hit mondial !
Au delà de son jeu percutant et non dénué de douceur, il a aussi façonné un son de guitare notamment pour le dit album ; un son qui en firent un des rares guitaristes à avoir un son identifiable ; un son que beaucoup imitèrent signant ainsi doublement sa carte d’entrée au club restreint des musiciens au son reconnaissable entre mille.
Ceux là, on doit les compter sur les doigts des mains seulement, voire aussi des pieds pour les plus mélomanes. Citons en quelques-uns à titre de comparaison, sachant que je vais en oublier, et selon aussi les oreilles de chacun : HENDRIX, GILMOUR, PAGE, BLACKMORE, MAY, VAN HALEN, RHOADS, MALMSTEEN, VAI, SCHENKER, BECK, Brad GILLIS, …
Je ne suis pas musicien pour l’évaluer sur l’aspect technique (toute aide est bienvenue). Mais je laisse donc exprimer mes oreilles et mes pores de simple spectateur.
Pour l’époque, il avait une des mains droites les plus rapides (sa version live dantesque du solo de Crying In The Rain ! cf clip ci-dessous). Il utilisait surtout mais pas que …, ses trois doigts de la main gauche tout comme Mickaël SCHENKER, ce qui pourrait le limiter.
Et pourtant, partout où il est passé, il a dynamisé les répertoires. Son style rythmique mais aussi scénique, a aidé à faire fusionner le genre heavy metal. A la limite du punk, il rayonnait de cette énergie rare. Je ne serai pas étonné si LEMMY n’avait pas pensé à le recruter !?
Car quand j’évoque un son identifiable, c’est le cas à la fois pour la rythmique (Qui riffe avec cette nervosité aujourd’hui? hormis chez les thrasheurs) qu’en solo, là où d’autres de ces génies de la six cordes ne le sont que, soit par la rythmique soit en solo mais pas toujours les deux.
Et quel brillant mélodiste, quel feeling pour amener vers l’émotion, que ce soit en rythmique (Still Of The Night avec sa montée progressive puis explosive – historique – vers le solo ; ou ses accompagnements qui donnaient de la crédibilité aux ballades), ou en solo (le final de Looking For Love, celui de Black Days ; le tellurique et somptueux Cold Sweat où il rivalise avec Eddie VAN HALEN). Il utilisait peu le tapping mais quand il le faisait (au médiator), c’était hors norme. Beaucoup de guitaristes sont aujourd’hui probablement plus doués techniquement ; mais combien arrive à nous faire mémoriser un solo ? Que ce soit par le côté punchy, mélodique, émotionnel et/ou sonore ? Ce n’est pas rien si OZZY l’avait envisagé !
Le chanteur
Quand il sera (injustement?) limogé de WHITESNAKE, les circonstances l’amèneront à prendre aussi le micro, nous faisant découvrir une jolie voix inspirée de David COVERDALE et de Phil LYNOTT mais ayant tout de même une véritable personnalité, elle aussi reconnaissable entre mille.
Elle mêlait à la fois une suavité touchante et une certaine puissance avec un côté punk : le parfait chaînon entre blues et punk ; un aspect paradoxal que l’on pourrait retrouvait aussi chez Billy IDOL (dans l’attitude sonore, pas dans le même timbre de voix) ; cela lui donnait ”malgré” son beau minois, un léger côté bad-boy plus-valuesque.
Ce côté ”méchant au bon coeur” se retrouvait vocalement mais aussi guitaristiquement. Il suffit d’écouter comment il fait pleurer sa guitare à en hurler sur Heavin’Missing An Angel (HTP)…
Le succès commercial mitigé de son propre groupe, BLUE MURDER puis de ses albums solo, plombés aussi par le Grunge, l’amena à la discrétion malgré un sursaut en ”ressuscitant” THIN LIZZY pour une tournée hommage dans les années 2000.
Pourtant ces albums-ci sont vivement conseillés aussi (hormis Loveland constitué seulement de ballades plus ou moins accrocheuses). Avec BLUE MURDER dont le premier est une sorte de suite à ”1987”, il apporta une légère touche de prog au heavy de l’ex DEEP PURPLE – certains diront (à tort) : au glam – du WHITESNAKE post 1982. Ce côté prog donnait un côté plus profond et plus intemporel à sa musique. Et intemporel est synonyme d’éternel !
Au final, il sera celui qui continuera à représenter une part du THIN LIZZY de 83 et du WHITESNAKE de 1987.
Tout comme Jorn LANDE et quelques uns de ces génies de la musique, son départ fera vaciller tout groupe dans lequel il opérait, signe d’un talent unique. WHITESNAKE ne retrouva jamais la magie de cet album légendaire.
Ce bonhomme cumulait donc tous les talents : beau gars, excellent guitariste, vocaliste, compositeur aux signatures unique ! Ils sont peu à posséder cet ADN complet. L’ultime musicien !
Il est donc regrettable que le business (et un certain public mouton ?) ait poussé vers le placard, un si immense talent ; un talent qui n’a peut être pas eu cette force de caractère, cette personnalité à la David COVERDALE, pour y faire face !? Ce sera sa seule fissure !
Et quand on regarde aussi la pochette de 1987, de ce mur … fissuré, on se demande si les inspirations artistiques du moment, ne sont pas un signe des destins !? En tout cas, tout un symbole, tout comme la pochette de Thunder and Lightning avec ce poing qui tente désespérément de sortir de l’ombre !


On ne doute pas qu’avec son décès, la fabrique aux ”faux” collectors, va fonctionner, alors que ses disques sont introuvables. Haaaa ! si au moins, le business fabriquait une carte bleue avec le sublime design du premier BLUE MURDER !? … et pourquoi pas en forme de médiator géant !? …
John SYKES fait partie de mes cinq guitaristes préférés. Et si nous venons de perdre un fantastique musicien, nous avons aussi perdu un très grand chanteur.
John SYKES : Le dernier Guitar-Hero Rock Star !!!!
Bonne jam là-haut avec Cozy (POWELL), Phil (LYNOTT), Gary (MOORE) et Jon (LORD)… RIP !

Quelques exemples musicaux marquants : Titres références entre beaucoup d’autres (ci-dessous : articles publiés sur Facebook un par un après l’annonce du décès, donc excusez les quelques répétitions)
Quand COVERDALE décida de changer la peau de son serpent, en l’intégrant en 83 pour la version US de Slide It In, John SYKES se fera remarquer notamment et entre autres pour sa fabuleuse et légendaire interprétation du solo de Crying In The Rain, sorte de Mistreated du Serpent Blanc ! Un des plus beaux solos de l’histoire du rock ! RIP ! (Live Rio 1985)
Auparavant avec THIN LIZZY, il nous éblouira à la fois par des riffs qui tuent comme pour Cold Sweat, sorte de tuerie à la Speed King ou Burn, ou par son solo encore légendaire dont le final est probablement le seul passage en tapping qui rivalisera avec ceux d’Eddie VAN HALEN, dans le sens intensité mélodique ! John SYKES, c’était le guitar-hero ultime comme on n’en fait plus : à la fois, gros riffeur et guitariste rythmique créatif, immense soliste, belle gueule et jeu scénique fougueux ! … et en plus, ce bâtard chantait bien ! 😰 (Cold Sweat)
A l’instar de ce magistral bonus oublié sur la version d’origine (Looking For Love), n’oublions pas que l’album 1987, c’est avant tout David COVERDALE … et John SYKES ! Ce son métallique et soyeux à la fois, aura fait la carrière des plagieurs ! Rare sont ceux justement qui ont réussi par un touché exceptionnel, à adjoindre à ce son métallique, une certaine douceur ! Écoutez encore ce solo final sur cette ballade sublime ! John SYKES faisait partie de ces rares guitaristes dont le son était reconnaissable. Une autre des raisons qui l’ont fait entrer dans la catégorie restreinte des plus Grands. (Looking For Love)
Gary MOORE, son prédécesseur dans THIN LIZZY, avait déclaré rechercher la note ultime. Celle-ci dans cette intro pourrait postuler ! Au delà de sa qualité de soliste, on peut aussi apprécier combien ses rythmiques cimentaient aussi une ballade et évitait ainsi de la rendre pompeuse.
Et puis avec BLUE MURDER puis en solo, on découvrira sa jolie voix suave ! Exquise ! Y a des mecs qui avaient décidément tout pour eux ! RIP John SYKES ! (Save My Love)
Comme je l’écrivais dans le précédent post : quand on a tous les talents et que l’on a bossé avec David COVERDALE, pourquoi se priver de bosser avec Glenn HUGHES, un autre des meilleurs chanteurs du monde, et lui délivrer un des soli les plus déchirants qui soit ! Si déchirant qu’il est à la limite de la fausseté, comme pour exprimer une douleur trop intense ou une perte de contrôle ! Quand l’artistique prend tout son sens … John SYKES babe ! ( Heavin’Missing An Angel)
Au lendemain de son décès, je découvrais ces deux vidéos live issues d’une émission pilotée par Rick WACKEMAN, prolifique claviériste de YES. Regarde-les d’abord et revient lire la suite …
En sus de la présence du regretté Phil LYNOTT qui booste ici doublement la mélancolie et dont la voix suave borderait toute jeune fille possédée (référence à la scène culte du film L’Exorciste), on ressent tout le talent et la douceur de SYKES ! Son sourire dégage tellement de bien-être, de sympathie …
De ces deux prestations, il s’y diffusent une magie unique, presqu’insoutenable ; de celle qui font stopper le temps, couper les souffles, immobiliser les regards et trembler les pores !
Les applaudissements, légèrement à retardement qui arrivent en cascades, l’attestent, comme si les cerveaux avaient été hypnotisé par l’intensité du moment ! Il s’est passé quelque chose ! Et tout le monde semble l’avoir ressenti ! Ce genre de communion est si rare qu’il faut s’en souvenir et les respirer à nouveau tant elles font du bien !
Merci John ! Repose en Paix !
Ps : mon bénévolat ne me permet pas d’avoir le temps de tout chroniquer. Aussi, je vous invite à revenir régulièrement consulter les articles qui sont mis à jour au gré du … soleil !
Chronique dédicacée à ma mère et mon père, décédés le 23 (1993) et 28 décembre (2024) !
Divers hommages
Beaucoup d’artistes se sont exprimés sur Ultimate Classic Rock. J’en traduis ici les hommages les plus ”adjectivés”
Carmine APPICE (Blue Murder, King Cobra, …)
”Je suis profondément attristé par la nouvelle du décès de mon camarade de groupe, John Sykes. Je suis sous le choc. Nous avons joué une musique formidable et passé de si bons moments ensemble. Le jeu, l’écriture et le chant de John étaient exceptionnels… Je l’aimais comme un frère. Nous étions voisins à l’époque de Blue Murder, nous passions nos journées ensemble. C’était un guitariste incroyable et avec Tony Franklin à la basse, nous formions un trio rock exceptionnel. Il va beaucoup nous manquer. »
Glenn HUGHES (H.T.P)
Les mots me manquent pour décrire ce que je ressens face au jeu de guitare de John. C’était un véritable phénomène.
Sur cette chanson que nous avons écrite ensemble, intitulée « Heaven’s Missing An Angel » : Quel solo incroyable ! Et quel honneur d’avoir John à mes côtés au chant. Repose en paix, mon cher. L’ange est désormais au ciel. Je t’aime
Mark KENDALL (Great White)
C’est avec une immense tristesse que j’ai appris le décès de John Sykes. Il a joué avec Whitesnake lors de notre première tournée au Royaume-Uni. Quel musicien exceptionnel et quel homme charmant ! Un guitariste vraiment doué ! Toutes mes pensées vont à sa famille et à ses fans. 🙏
Mike PORTNOY (Dream Theater, The Winery Dogs…)
Je suis profondément choqué et attristé d’apprendre le décès du grand John Sykes. Comme beaucoup d’entre vous le savent peut-être, John et moi avons beaucoup travaillé ensemble en 2011, lorsque nous envisagions de lancer un nouveau groupe. Nous avions même enregistré des démos de 12 de ses chansons et étions passés ensemble à l’émission « That Metal Show » pour annoncer le projet. Malheureusement, il n’a jamais abouti et les démos n’ont jamais été publiées, mais travailler avec lui et passer autant de temps ensemble m’a laissé d’innombrables souvenirs précieux. Il avait un talent incroyable et ce fut un honneur de collaborer avec lui. Quelle triste perte 🙏 #RIPJohnSykes
Matt STARR (Mr Big, Black Swan)
Quelle tristesse d’apprendre le décès de John Sykes. Un de mes albums préférés est SLIDE IT IN. La voix de Coverdale est au sommet de son art, Cozy à la batterie, Martin Birch à la production et Keith Olsen au mixage… Mais le jeu de guitare de John Sykes m’a tout simplement époustouflé.
Lors d’un séjour au Japon, j’ai eu la chance de me procurer un pressage japonais de ce même album. À l’écoute, quelque chose avait changé… Le mixage était différent, et les guitares manquaient de mordant. C’était Mickey MOODY qui jouait de la guitare.
John est intervenu et a retravaillé les guitares pour la sortie américaine, celle que nous avons tous entendue par la suite. Quel changement incroyable ! Tant d’énergie, tant d’émotion. Il a propulsé l’album des années 70 aux années 80.
Je n’ai jamais eu le plaisir de jouer avec John, ni même de le rencontrer, mais son talent exceptionnel m’a profondément inspiré.
Courtney COX
C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès de John Sykes, l’une de mes plus grandes influences à la guitare 💔😥. Merci pour toute ta musique et ton inspiration. Repose en paix.
Eddie Trunk (animateur tv radio That Metal Show)
Nouvelle dévastatrice et choquante ! Comme beaucoup le savent, John était non seulement un ami, mais aussi l’un de mes guitaristes préférés. Je suis sous le choc. Quelle perte ! Toutes mes condoléances à sa famille et à ses amis. Anéanti. Repose en paix, John Sykes.
Adrian VANDENBERG (Whitesnake)
Merde… John Sykes nous a quittés… Un musicien fantastique, incroyablement talentueux et influent, comme nous le savons tous…
Comme beaucoup d’amateurs de rock, j’espérais toujours le voir revenir en force sur la scène musicale avec un album explosif et repartir en tournée. Musicalement, nos chemins se sont croisés à plusieurs reprises, mais malheureusement, nous ne nous sommes jamais rencontrés en personne. Putain de cancer… Repose en paix!
Doug ALDRICH (Dio, Whitesnake, The Dead Daisies, …)
Je suis profondement triste d’apprendre cette nouvelle. Toutes mes pensées vont à sa famille et ses fans à travers le monde. Il est parti rejoindre Jimi, Gary, Eddie, Randy et tous nos autres héros.
J’ai rencontré plusieurs fois John. Il était vraiment une très charmante personne, très cool, très fun. Jamais je n’oublierai les conversations que nous avons eu. Il était un féroce guitariste et un redoutable chanteur ! Tu nous manqueras. Merci pour ta grande inspiration !
Retrouvez les hommages dans leur version anglaise ainsi que ceux plus ”conventionnels” (excusez le terme) des David COVERDALE, WINGER, et tant d’autres sur Ultimate Classic Rock.

John SYKES n’apparaît pas dans ce clip car licencié
Hommages audio en anglais
