TALK TALK Discographie chroniquée

Pour moi, le meilleur groupe Pop ! Des albums et une voix intenses ! Classieux ! … TALK TALK ? Parlons-en ! …

Même si j’apprécie des formations comme AHA, DURAN DURAN, The CHRISTIANS, PINK, U2, WET WET WET, il est plutôt rare qu’un disque de Pop Rock use ma platine, à l’exception de Kate BUSH. Je suis même allergique aux BEATLES, roi du genre. Alors relater la discographie d’un tel groupe signifie que pour moi, il a quelque chose de très spécial. Le décès brutal de son leader m’a amené à me replonger dans cet univers, plus dense que la vulgarisation du terme ”pop” pourrait le faire penser.

Pour mon côté fan du Pourpre, la forte présence de ce son si velouté de l’orgue Hammond ou du Mellotron ne laisse pas insensible mon ouïe, tout comme les quelques riffs et autres mélodies de piano. Mais pas de tromperie ! TALK TALK n’a rien à voir avec DEEP PURPLE même si ils ont eu aussi l’honneur de jouer à Montreux … du moins, dans le sens solistes virtuoses prêts à toutes jams, la ressemblance peut se définir dans un seul mot : La classe ! … Une classe, un magnétisme puisé probablement chez les ingrédients d’un Brian FERRY, d’un David BOWIE ou encore chez la muse Kate BUSH,  pour en proposer une nouvelle formule unique.

TALK TALK est bâti sur des bases mélodiques et rythmiques dits ”simples”. C’est le but de la Pop que d’être assez immédiate. Mais cette ”simplicité” efficace, pas toujours aisée à trouver d’ailleurs, que l’on peut aussi retrouver chez un DEPECHE MODE, se repose sur quelques atouts majeurs ici :

– des lignes de basse mélodiques implacables à l’instar d’un Another Ones Bites The Dust de QUEEN et que l’on retrouve un peu partout et surtout sur les hits It’s My Life ou Talk Talk…, (d’ailleurs si un jour, j’apprends à jouer de la basse, ce groupe ne sera pas étranger à cette envie)

– cet orgue ou piano si prenant au son organique,

– un certain esthétisme à la fois visuel et musical, complété par un certain mystère, une certaine profondeur et une recherche sophistiquée

– la voix captivante, parfois glaciale, parfois chaleureuse, souvent émotive de Mark HOLLIS,

– la finesse de rajouter quelques ingrédients majeurs et tranchants qui vont enjoliver le tout, que ce soit un harmonica, une guitare au son acier harcelant comme un écho incessant (Life What You Make It) ou autres sonorités ambiantes, comme par exemple les cris d’animaux sur Such A Shame … et

– d’aller chercher des influences que l’on ne s’attendrait pas à entendre chez un groupe Pop, catégorie dont s’échappera vite TALK TALK !

Vous me direz que le Furioso s’emballe et que cette règle peut se retrouver dans n’importe quel groupe. Certes, objection valable Votre Honneur … mais non ! … Pour commencer mon éloge, avez-vous déjà vu des pochettes aussi belles et énigmatiques pour un groupe de Pop ? En général, on a droit aux visages des musiciens ou un logo. Nouvel élément qui fait suspecter que l’on est ici devant du double spécial. Parce que ce n’est pas donné à toutes les formations d’avoir ce double plus plus ++.
Beaucoup de combos amusent nos samedis soirs avec un hit ou deux par album. Mais ici, il s’agit d’albums pleins, voire de concept-albums, oeuvres encore plus rares dans la galaxie-Pop. Les albums forment une unité. Et cette unité est parfaite, d’autant que cette Pop classieuse rejoindra un certain Jazz, signe d’une qualité et d’une non-superficialité et posera les bases de diverses musiques modernes à venir.

Membres

Mark Hollis† (04/01/1955-24/02/2019)   chant claviers
Paul Webb   bassiste
Lee Harris    batteur
Simon Brenner   claviers

Ed Hollis  co-compositeur

Tim Friese-Greene   co-compositeur & Producteur

James Marsh    Artwork design

 

Discographie

1977 -1979 THE REACTIONS (Premier groupe démos axé Rock voire Punk)

1982   The Party’s Over

1984   It’s My Life

1986   The Colour of Spring

1988   Spirit of Eden

1991    Laughing Stock

1998 Mark Hollis (album solo)

    

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Chroniques – albums en écoute en cliquant sur leur nom

 

1982  The Party’s Over  4/5

Ce premier album inaugure la New-Wave ! Les claviers et quelques séquenceurs dominent encore ; débuts et mode obligent, avant de laisser place à des instruments plus organiques.

Talk Talk, le titre, pose des bases solides et déjà son rythme prenant ne nous lâche pas. It’s So Serious et Another Word pourront faire sourire et faire frémir les fans de cette époque et autres INDOCHINE…. Mais déjà, sur les autres compositions, Hate notamment qui fait l’entre deux (pop et art), on ressent vite une certaine profondeur d’écriture lors de la seconde partie de l’album (The Party is Over, Have You Heard The News), dont Candy conclut un potentiel qui donne envie de vite entendre la suite.

Très bon premier album avec cette voix qui met en bouche et qui demande à être redécouvert car passé un peu inaperçu à l’époque, malgré des titres accrocheurs (Today, Mirror Man, …), probablement noyé dans le gigantesque flux des nouveaux styles musicaux qui apparurent à ce moment là (Punk, NWOBHM, New Wave, la pop romantique, etc …)

Face 1 –  1. Talk Talk 2. It’s So Serious 3. Today 4. The Party’s Over

Face 2 – 5. Hate 6. Have You Heard the News? 7. Mirror Man 8. Another Word 9. Candy

Single : My Foolish’s Friend : édité en 1983, il ne figure sur aucun album studio mais dans les compilations Natural History: The Very Best of Talk Talk (1990) et Asides Besides (1998)

 

1984   It’s My Life  5/5  Une merveille

Album à hits en continu dont les méga-tubes Such a Shame et It’s My Life !

Dans l’industrie de la pop, c’est déjà un véritable exploit que de contenir quasiment que des titres qui pourraient passer en radio. Ca l’est encore plus quand ces titres-là sont organiques et n’ont pas vieilli comme des albums surproduits de l’époque (Hysteria de DEF LEPPARD par exemple). C’est d’autant plus fort que chaque titre contient des petites idées, des gimmicks que beaucoup de formations du même type se seraient exonérées mais qu’ici, offrent une plus-value stratosphériques à des compositions qui n’en ont pourtant pas besoin, ce qui finit de polir cet album pour nous dévoiler un véritable joyau.

Cette intro de cris d’éléphants sur le méga tube Such a Shame, les cris de jungle, d’oiseaux et de singes, sur It’s My Life ou encore des chants de baleines couplés à ceux d’éléphants sur le poignant Tomorrow Started dont le solo de trompette dévoile certaines sources du combo... Autant d’appels vers le plaisir auditif et surtout une invitation à nous relier à Dame Nature à laquelle on oublie que l’on en fait partie…

Puis cette basse tant vantée et peu présente sur The Party’s Over fait briller ces expressions que nous délivre Mark HOLLIS. Il ne s’agit pas de chansons mais bien d’expressions, tant une ambiance émouvante, intense, s’en dégage It’s My Life, It’s You ou la poignante ballade Renée dont un certain Eric SERRA a du fort s’inspirer… La voix est un diamant ! Elle nous transperce, nous emporte …

Saxophone, guitare sèche façon Flamenco, piano, percussions … viennent à leur tour anoblir ce genre musical souvent considéré comme superficiel et donc comme du consommable jetable. Perdu ! Cet album, ce groupe, dévoilent un potentiel puissant et se sont incrustés dans mon quotidien d’une force presqu’aussi vitale qu’une source. It’s My Life, c’est La Vie !

Face 1 – 1. Dum Dum Girl 2. Such a Shame 3. Renée 4. It’s My Life

Face 2 – 5. Tomorrow Started 6. The Last Time 7. Call In the Night Boy 8. Does Caroline Know? 9. It’s You

 

1986   The Colour of Spring  6/5  Chef d’oeuvre absolu !

Après un tel monument, qui aurait cru que ce Colour Of Spring serait encore plus abouti ?

S’il ne contient pas autant de tubes radiophoniques que son prédécesseur, il atteint pourtant une grâce exceptionnelle qui surpasse paradoxalement It’s My Life. Ce dernier avait déjà amorcé la diminution des synthétiseurs qui disparaissent complètement ici. Happiness Is Easy ouvrant l’opus m’avait décontenancé mais quelle belle pièce ! Choeurs d’enfants, choeurs gothiques, piano grave, orgue Hammond ou mellotron, harmonica ou encore guitare électrique perçante avec toujours cette basse invitatoire, nous entraînent ici vers un autre palier de profondeur. Tous les instruments jouent un rôle d’une puissance émotive inouïe. Ici aussi, ils nous font un rappel à Dame Nature, le rappel à la vie. Le solo d’harmonica sur Living in Another World rivalise avec celui du saxophone sur le Urgent de FOREIGNER, c’est dire la magie. L’atmosphère se fait encore plus sombre (Chameleon Day qui renvoie à Miles DAVIS) mais ce qu’il y a d’encore plus fort, c’est que la dramaturgie côtoie la légèreté (April 5th). Là où des groupes mettraient des tonnes d’effets ou d’instruments pour exprimer une émotion, TALK TALK arrive à s’exprimer avec une ”facilité” désarmante. Le plus fort, c’est qu’il y a pléthores d’interventions instrumentales et que si on n’y prête pas l’oreille, elles passeraient inaperçues comme quelque chose de naturel, comme les doux bruits de la nature qui nous entourent et dont on ne prête plus l’oreille. Quant à la voix, les expressions diverses de Mark HOLLIS bien que Pop, feraient passer tous les grands chanteurs de Soul et de Gospel pour des chanteurs de chansons à boire. Déchirante !!

Rares les disques de Pop qui sont aussi denses, ce disque est hypnotisant, d’une sensualité bouleversante : une oeuvre d’Art avec un grand A ! Il est plus que sensuel, il est charnel ! … Beau ! Tout simplement beau !

(avec la participation de Steve WINWOOD)

Face 1 – 1. Happiness Is Easy 2. I Don’t Believe in You 3. Life’s What You Make It 4. April 5th 5:51

Face 2 – 5. Living in Another World 6. Give It Up 7. Chameleon Day 8. Time It’s Time

 

1988   Spirit of Eden  4/5  Risque de noyade – chef d’oeuvre pour un certain public !

… s’enfonce davantage dans les abîmes. La musicalité qui s’échappait exponentiellement de ses prédécesseurs nous attire de plus en plus vers un esprit intimiste entre Jazz, Ambient et New Age. L’album est le prolongement de Chameleon Days. On s’approche de la musique contemporaine avec une atmosphère d’église ( I Believe In You). Les titres se font plus longs, plus lents aussi, très lents même, pour exploser en leur fin (parfois). On n’est pas loin d’une oeuvre parfois quasi a capella, comme un long murmure, parfois quasi instrumentale. Le côté mélodique s’est allégé voire dispersé pour appuyer la dramaturgie et l’impression d’ennui. L’atmosphère est lourde, paradoxalement à la fois dépressive et optimiste. A de rares exceptions prêts comme sur les trop courts passages de The Rainbow, dont la montée mélodique est d’une absolue beauté et qui vaut l’acquisition de cette oeuvre à elle-seule. Le travail des silences et du choix des instruments est minutieux. L’oeuvre peut donc déstabiliser les adorateurs de la Pop et son côté léger. 

Elle peut toutefois toucher le public de musique Classique et de Jazz, même si on ne baigne pas dans ce style au sens pur du terme, encore que je ne sois pas sûr de bien maîtriser la définition du Jazz tant elle est vaste.  Si l’évolution musicale est logique, le virage est très sec, trop sec ! Même si la pop des deux albums précédents se faisaient de plus en plus riches, la pente pour monter vers ce Paradis, car il s’agit bien d’un paradis musical, est bien raide. On peut être un adorateur des notes blanches, très blanches mais on touche là la limite du pianiste saoul qui somnole sur son clavier à six heures du mat’ devant son verre de whisky tout en regardant à travers la vitre, le lever du jour et l’espoir qu’il fait naître par cette nouvelle journée. L’arrivée progressive des instruments sur le titre d’ouverture The Rainbow invite à stopper tout ce que l’on a à faire pour écouter, comme si le temps s’arrêtait. Cette expression peut toucher sur un titre mais risque de perdre l’auditeur sur l’ensemble d’un album. La durée de votre attention dépendra de votre empathie, de votre envie. Trop long, trop lent, on finit par ne plus savoir quel titre on écoute. On pourrait dire ”Dommage !” Pourtant les instruments, l’harmonica, une guitare au son épuré des premiers bluesmen, des percussions disparues qui réapparaissent comme par enchantements, les cuivres à la Miles DAVIS, … et cette voix presqu’angélique captivent, intriguent, apaisent …

A la première écoute, s’attendant à une ”copie” des albums précédents, le choc peut être rude. On peut en vouloir de ne pas y trouver ces titres imparables dès la première écoute ou des Tomorrow Started, Does Caroline Knows? ou April 5th, aux formats encore familiers mais déjà voguant sur les mêmes indices de profondeur et qui auraient amené une transition plus en douceur. Mais que nenni ! Cet oeuvre a du sens ! Au fil des écoutes, en s’étant assis pour s’immerger, on finit par apprécier l’invitation … Et le désir préconçu s’éloigne au fur et à mesure qu’il offre un nouveau désir. Au départ, ma note était de 3/5 pour hésiter au final vers un 5/5 ! Une notation ridicule quant on sait que ce genre d’oeuvre ne peut se noter, elle se respire, voilà tout !

Un album qui perdra un public mais en gagnera un autre, celui qui aime la musique relaxante qui amène à la réflexion, à la méditation, qui aime à se plonger dans le Grand Bleu, un public hélas trop peu nombreux pour satisfaire les financiers de la maison de disque, ce qui amena peut-être à l’invention du qualificatif ”Art-Pop”.

Si vous plongez dans cet Eden, prenez une bouée avec vous car il sera difficile d’en remonter. Mark HOLLIS, lui, ne fera plus vraiment surface sur le monde du showbizz mais il semble voler sur l’ère de la plénitude. Ce disque est une longue médiation, une prière quasi infinie qui donne l’impression que l’auteur n’a jamais trouvé la réponse … ou au contraire qu’il l’ait trouvée en se réfugiant à jamais dans son nouvel univers. S’y perdre ou s’y retrouver, à vous d’en trouver la réponse en votre for intérieur. Un album qui s’écoute allongé sur un nuage, la main posée sur une branche de l’arbre de vie !

1. The Rainbow 2. Eden 3. Desire

4. Inheritance 5. I Believe in You 6. Wealth

 

1991    Laughing Stock  3/5

Mark HOLLIS n’a plus de rires en stock ! L’esprit de l’Eden se poursuit ici avec un légère augmentation de paroles et de mouvements mais le Hard Rockeur que je suis, aurait aimé un peu plus d’enfer, comprendre un retour au peps d’antan, mon cher Adam. Si l’évolution est somme toute assez logique dans cette recherche de profondeurs exprimées autour de sonorités diverses, on est très loin des rythmes et mélodies des trois premiers albums. on pourrait dire qu’il s’agit des versions quasi instrumentales des masterpieces précédents. Toujours entre Jazz, musique Classique et Contemporaine, avec une expression vocale qui tend de plus en plus vers la soul voire le Gospel, ce dernier album pourrait faire l’objet d’une musique pour danse contemporaine, une sorte de musique de chambre des temps modernes.

Posé, calme, mélancolique, il pourrait satisfaire les adeptes du genre. Certains n’hésitent pas à le considérer aussi comme un nouveau chef d’oeuvre. Nul doute que des jeunes formations de Trip-Hop et autre Electro comme LONDON GRAMMAR se sont nourris à cet arbre de vie, à ces deux derniers albums.

Un album encore plus intimiste que son prédécesseur, c’est dire, qui séduira donc le même public. Je pourrai développer cette chronique mais ce serait plagier le livre biographique qui décrit très bien cette crypte dans laquelle s’est réfugiée l’artiste.

1. Myrrhman 2. Ascension Day 3. After the Flood

4. Taphead 5. New Grass 6. Runeii

 

Album solo 

1998 Mark Hollis m/t …

Dans la lignée de Laughing Stock poussant l’intimisme jusqu’à donner le sentiment que vous êtes dans la même pièce que l’artiste.

1. The Colour Of Spring 2. The Watershed 3. Inside Looking Out 4. The Gift

5. A Life (1895-1915) 6. Westward Bounst 7.The Daily Planet 8.A New Jerusalem

 

Prestations live

Si le festival de Jazz de Montreux a invité  TALK TALK, c’est qu’il avait décelé la riche musicalité qui ressort de ce groupe de Pop Art-Post-Rock. Les DVD sont un achat obligatoire tant on ressent l’âme puissante qui rejaillit de richesses. Précisons que ces concerts concernent la tournée The Color Of Springs.

1986 Live at Montreux

1986 Live in Spain Madrid Salamanca

 

 

Compilations

 

 

Membres

 

 

BiographieMark HOLLIS ou l’art de l’effacement par Frédérick RAPILLY

Rares sont les biographies que j’achète. Mais au-delà du fait que TALK TALK a accompagné mon adolescence, cette formation m’a toujours intrigué. Inclus dans les groupes de New Wave, il m’a toujours paru au-dessus du lot, non pas forcément que d’un point de vue musical, avec sa démarche ”jazzy” et son innovation du Art Pop, mais aussi dans son absence de superficialité, de ce petit plus d’inexplicable qui vous attire. Certains diront le talent, d’autres le charisme. Ce livre explique bien des choses, dont le travail hallucinant en studio, les influences, la vision d’un homme ou encore le rapport avec la maison d’édition entre équilibre financier et recherche artistique jusqu’au boutisme. Et il le fait avec des mots que je n’aurai pas su trouver pour décrire cette alchimie.

Très bien écrit, ses 160 pages se lisent d’un trait. Il démontre avec précision pourquoi effectivement TALK TALK est un groupe à part, un groupe majeur qui a inspiré ses confrères, et pourquoi Mark HOLLIS s’est plus ou moins retiré du milieu avant de nous quitter. … Et peut-être même aussi pourquoi certains élèves de mon collège se coiffaient et portaient les mêmes lunettes du chanteur, une simple paire de lunettes qui rappelle un certain John LENNON. Pourtant, l’auteur explique jusqu’à la vraie raison de ces lunettes.

Niveau visuel, lors de l’appel au financement de ce livre, j’avais peur que la photo de face du chanteur en soit la couverture. La musique de TALK TALK dégageait trop de finesses et de mystères pour que la pochette soit aussi évidente, d’une part, et d’une autre, vis à vis des artwork captivants de ses disques. Le choix final, comme l’expliquera Frédérick RAPILLY, colle du coup à l’idée que je me fais de cette formation hors norme et novatrice. Je l’en ”remercie” d’avoir fait ce choix, de ne pas être tombé dans la facilité du photomaton, et d’avoir poussé le travail de son livre comme l’a fait le groupe, jusqu’à l’esthétisme de la couverture.

Un livre indispensable pour tout fan de musique et de culture générale qui ne manque pas non plus de renvoyer aux groupes qui se sont inspirés de TALK TALK. Un livre qui nous fait d’autant plus regretter la fin de carrière trop prématurée de cet artiste dont beaucoup de fans demandent l’intronisation au Rock n’ Roll Hall of Fame, signe qu’une formation a marqué l’univers de la musique. Que repose en paix cette voix angélique ! Merci !

L’Art de l’Effacement – 18 € – Le Boulon – Editions du Layeur – Livre en français 160 pages format A5 poche – 2021